
J'ai toujours dit que jouer un 1/4 de finale à Londres contre un mec de 2 mètres de haut ne faisant que servir était aussi aléatoire que sortir avec une blonde écervelée faisant du 90 D dans une soirée mondaine à Genève. Parfois ça se passe bien, parfois mal. Mal à tel point que vous finissez par couler dans la Tamise ou le Léman, qu'importe ! C'est exactement ce qui est arrivé avant-hier à notre Rodgeur national. Après Tomas Berdych l'an passé, Federer est de nouveau tombé sur un os au All England Club : Jo Tsonga, appelé plus communément Demolition Man dans ces moments-là !
Avec mes boules de cristal à deux livres sterling, je t'avais pourtant tout prédit à Wimbledon avant même le début du tournoi. Je t'avais nommé dans l'ordre les cinq premiers adversaires du Rodj' ainsi que les demi-finales d'aujourd'hui avec ce guignol de Djoker, ce connard de Scottish et cet insupportable Comanche. Je m'étais juste trompé sur Federer. En effet, je n'aurai jamais cru un seul instant que le bâlois serait le seul membre du Big Four à manquer à l'appel de ce vendredi de gala. Dieu n'est pas parfait, Rodgeur non plus !
Pour en revenir à ce mercredi noir, tu ne devineras jamais qui j'ai croisé dans les travées du Centre Court un quart d'heure avant le début de Federer - Tsonga ? Plus spectaculaire encore que Pippa Middleton en train de fumer l'herbe londonienne, Marla Singer en rockstar, les seins pointés en avant et le derrière se déhanchant aussi subtilement bien qu'une Ford Mustang dans les derniers lacets du Galibier. Que faisait-elle là ? Sache que je l'ignore encore à l'heure où je te parle. Je l'ai juste croisé en coupe-vent. Un regard discret, une bise sur la joue et un sourire malicieux plus loin, Marc Rosset m'a immédiatement rassuré sur cet évènement surnaturel : "Mec, c'est une meuf, elle lit ton blog, elle kiffe Londres et elle vient probablement chercher la bagnole que tu lui as promis !" Si c'est vrai Marla, sache juste que tu peux rentrer chez toi. Le 17ème Majeur du Maître attendra comme ta première Shelby...
Je suis actuellement dans le Temple mais sache que le coeur n'y est vraiment plus. Tsonga vient de se faire dérouiller par le pitre de Belgrade au terme d'un match indigne pour une demi-finale de Grand Chelem. Si Rodgeur avait été là, il aurait certainement coller trois sets à Nole qui avec cette victoire aujourd'hui devient le nouveau numéro un mondial du circuit. Il retrouvera dimanche le vainqueur du match que toute la Grande-Bretagne attend : Meuhray - Nadal ! Pour un federien de ma trempe, le seul point positif d'un tel choc est qu'un de ces deux connards va dégager ce soir. Le seul point négatif étant qu'un de ces deux mêmes connards sera en finale dimanche et qu'il partira archi-favori contre Djokovic. Entre la peste et le choléra, je t'avoue que j'ai toujours eu du mal à choisir. Toujours est-il que cela fait six Grands Chelems consécutifs que le Maître ne gagne plus. J'avais ouvert ce blog dans l'euphorie de son 16ème Majeur en Australie. Je vais peut-être le refermer si ça permet au bâlois de gagner dans deux mois l'US Open...
Tout ça pour te dire que je ne m'attarderai pas ce week-end Outre-Manche. J'ai clairement mieux à faire sur le continent. Je suis d'ailleurs invité demain à un mariage sur le Rocher entre une pseudo nageuse sud-africaine et un has-been monégasque. Du beau monde est annoncé en Principauté mais moi la seule chose qui me fait rêver, c'est la possibilité de croiser Jenni Moström en boîte de nuit sur la Riviera, si tu vois ce que je veux dire ! Aussi, je tenais à remercier les dirigeants d'A.S.O qui ont pris dix minutes de leur précieux temps pour me concocter une petite vidéo à la gloire de ma Grande Boucle 2011. Aussitôt mise en ligne sur la toile, un millier de groupies en chaleur l'ont visionné en me demandant toutes plus ou moins la même chose : "Tu viens quel jour sur la course officielle afin que l'on puisse faire connaissance ?"
Sur ce, bonnes vacances à tous. Le tennis fait relâche pendant cinq semaines... alors moi aussi ! Après 60 CdF, 48 cols, un Paris-Nice et un Tour de France depuis le début de l'année, je pense avoir bien mérité de m'allonger quelques jours dans mon hamac avec mes bières, mes potes, et entre nous quelques copines...