Mon premier prétend se marrer en lisant mes conneries sur mon blog... alors que ça l'emmerde profondément ! Mon second m'invite à son exposition sur facebook... tout en m'interdisant ensuite par sms de m'y rendre ! Mon troisième me chie un caca nerveux toujours via son smartphone me soupçonnant d'avoir couché avec son ex... alors que je n'ai jamais bangué la moindre meuf d'un gars que je respecte ! Mon tout forme le plus hypocrite et décevant des potes que j'ai eu ! Alors promis mec, je ne parlerai plus de toi ici comme ailleurs... mais par pitié ne viens plus me tailler la bavette comme si de rien n'était lorsque tu me reverras ! Et si mon prétendu manque de tact t'a dévasté le coeur mon petit chat, sache que ta mentalité de gamin me dégoûte. Comme elle en a dégouté tant d'autres avant moi ! A bon entendeur...
Parenthèse close, j'avais rendez-vous la semaine dernière en Piémont avec Michele Acquarone pour finaliser les dessous de mon Tour d'Italie 2013. Car après le Tour 2011 et la Vuelta 2012, je suis logiquement dans l'obligation de partir à la conquête du Giro pour marquer définitivement l'histoire de mon sport. Alors à grand coups de déclarations pompeuses, j'ai balancé à la RAI dans un italien douteux que le Giro était la course de mes rêves, que je me levais chaque matin depuis mes quinze ans en pensant à elle... comme on pense à la dernière nympho qu'on a déglingué la veille ! Toutes ces conneries à deux francs suisses m'ont été enseignées par Roger Federer lui-même, l'homme aux 17 Grands Chelems qui partout où il se déplace prétend jouer le tournoi de sa vie... comme si gagner Doha le faisait autant bander que soulever le trophée de Wimbledon !
A ce propos, le Maître est en finale tout à l'heure de son tournoi de Bâle qu'il a remporté cinq fois lors de ces six dernières années et je suis invité en loges pour mater son septième affrontement de l'année contre l'illuminé Del Potro... ainsi que les quelques bombasses suisses allemandes en mini-jupe qui te servent le champagne et les petits fours à chaque changement de côté. A 138 CHF la place dans le virage le lundi pour un premier tour, tu comprends mieux ce traitement VIP le dimanche pour la finale...
Mais avant la froideur rhénane de ce week-end, j'avais choisi la chaleur piémontaise toute cette semaine. Des cols mythiques à n'en plus finir le jour, des pastas parfaites à n'en plus manger le soir, des femmes sublimes à ne plus s'en branler la nuit... l'Italie sait recevoir les campionis de l'autre côté des Alpes ! Cela tranche avec le Tour de France où Prudhomme ne m'a jamais rien filé pour courir la plus grande course du monde...
Comme c'était la semaine de l'hypocrisie, tous ce charmant milieu du vélo a prétendu tomber des nues lundi dernier en découvrant que Lance Armstrong, ce champion tant respectable et adulé pendant des années, était le plus grand imposteur de l'histoire du sport. La drogue, c'est mal m'voyez ! Mais deux jours plus tard, au palais des Congrès pour la présentation de la Grande Boucle, ces gros cons avaient déjà tourné la page en nous ressortant leur traditionnel "la seule star du vélo, c'est le Tour, pas les coureurs qui le font" !
Alors que les affaires de Padoue et Puerto sont sur le point d'être enfin déballées, quelle crédibilité le cyclisme professionnel peut-il encore avoir de nos jours en voyant un Bradley Wiggins pétarader à 420 watts de moyenne dans les Pyrénées le cul soigneusement assis sur sa selle... ou un Alberto Contador démarrer 25 fois en danseuse dans les cols du nord de l'Espagne après six mois de suspension ? Personnellement aucune ! Alors qu'on arrête de nous bassiner à longueur de Grand Tour sur le soit disant renouveau du vélo. Et entre nous, si vous voulez voir enfin un mec ouvrir la bouche dans le Giau ou le Gavia, faut venir voir l'an prochain mon Giro ! Pas celui des Ferraris et consorts...