De passage à Paris cette semaine pour le business... et pour suivre un peu le Masters 1000 de Bercy, j'ai été une nouvelle fois confronté à la connerie humaine dans la capitale aux problèmes. Pas la connerie fantastique d'un Flo burnant en Boeing 747 devant le Barrio Latino à 3 heures du mat un samedi soir avec 5 grammes dans chaque aile ! Non juste la connerie pitoyable de ces gens que je n'arrive plus à définir tellement chaque jour ils sombrent un peu plus dans la déchéance...
J'ai eu un mois d'octobre 2012 compliqué comme dirait l'autre. Des crâneuses, des chinois, des paranos... j'ai fait beaucoup plus de social qu'à l'accoutumée en cette période difficile ! Je pensais que novembre allait m'offrir un temps soit peu de répit mais il n'en est rien pour l'instant...
Afin d'obtenir des billes en vue du Tour de France 2013, j'ai décidé de faire un aller-retour express en Provence jeudi dernier pour fracasser le Ventoux. La montagne mythique étant au programme de la prochaine Grande Boucle, je me suis dit qu'une petite escalade à l'automne de cette dernière allait émouvoir ce politicard véreux de Prudhomme en ces temps de crise pour le dopage. Bah pour l'émouvoir, il aurait déjà fallu que j'atteigne le sommet...
En petite condition, j'ai attaqué la bête par Malaucène. Mais arrivé au Mont Serein, la glace fraîchement répandue sur la pente m'a contraint à l'abandon. Quelle idée le ciel a t-il eu de spermer de la neige la nuit précédant ma venue sur le Géant ? Bref, j'ai encore pris ce coup du sort pour un bras d'honneur de la vie. Comme ces hallebardes tombées en Catalogne fin septembre qui m'avaient obligées de bâcher ma Volta à Barcelona Sants...
Une saison de vélo sans Ventoux peut-elle être une saison réussie ? Au même titre qu'une saison de tennis sans échange avec Sharapova peut-elle envoyer du fat ? Roger Federer dira que oui, Novak Djokovic que non, cela dépend juste si votre officielle est une camionneuse slovaque de longue date...
Et une saison de sexe sans Marla Singer ? C'est la formidable question que Tyler Durden m'a posé ce midi à la grande messe de l'OTAN. Moi qui n'avait pas vu la petite princesse depuis un an n'ai pas été déçu du voyage. Surmaquillée et durcissante comme jamais, elle s'est soudainement décomposée à la vision de ma tête de gangster ! Le Tom, la Mustang, les arnaques en tout genre... j'ai senti dans son regard toute la haine qu'elle m'accordait depuis ma révélation au magazine VSD que celle-ci était une allumeuse... avec qui je regrettais de ne pas avoir pu coucher ! N'assumant pas sa réputation flatteuse devant ses grands patrons, Marla m'ignora froidement avant de se barrer comme une adolescente part bouder parce qu'on lui a confisqué sa poupée barbie. Ou qui sait, peut être qu'elle était juste pressée d'aller mater seule le dernier épisode de The Big Bang Theory sur l'iPhone 5 de ses rêves ! En tout cas, face à cette scène de ménage surréaliste, j'ai surpris Anders Fogh Rasmussen demander à ses adjoints s'il pensait que j'avais bangué sa charmante secrétaire. Vu les activités débordantes de cette équipe de bites, euh de bras cassés, je pense que ceux-ci n'ont toujours pas réussi à élucider cette question existentielle...
En parlant de blaireaux, mention spéciale aux dirigeants de l'ATP qui ont accolé cette année Bercy au Masters. Nadal à la pêche, Rodgeur aux fraises, Djoker au bal, Meuhray à l'entraînement : aucune des rockstars du circuit n'a atteint les quarts de finale du tableau pour la première fois en Masters 1000 depuis six ans ! OK je ne suis pas contre le fait de voir des français perforer chez eux à l'instar d'un Mika Llodra admirable de bravoure toute la semaine, mais se taper une demie Simon-Janowicz le samedi aprem après avoir dégusté une formidable langouste au déjeuner, c'est limite à dégueuler sur place. Comme de voir ce chien de David Ferrer, antithèse parfait de l'esthétisme féderien, soulever son premier Masters 1000 en carrière à 30 ans passés contre un nobody polonais dont j'ai déjà oublié le nom !
Qu'importe j'allais te dire car j'étais censé m'envoler en business class tout à l'heure pour Londres mater le Masters... du vrai tennis quoi ! J'allais seulement car une cassos, qui est à l'intelligence ce que Zlatan Ibrahimovic est à la modestie, s'est jetée sous un train devant moi. Je te raconte en deux secondes la scène misérable à 15 heures du matin. Une naine mi-clocharde, mi-trisomique embrouille une mama enceinte sur le quai. La mama ne se laissant pas faire, la naine lui colle une droite et l'insulte de « pute nègre ». Pris en grippe par les autres voyageurs, elle se barre en criant « je vous emmerde et je rentre à ma maison » tout en descendant dans les voies ! Pas de bol pour cette conne, un RER lancé pleine balle arrive sur elle au même moment. Dans un élan de lucidité, la tarée se couche sous le train et se fait décapiter les deux jambes. Pas du tout impressionnée, elle se relève sur ce qu'il lui reste comme membres inférieurs, remonte sur le quai et incendie les gens de la gare venue à son secours car cette dernière a mal... Une heure neutralisée pour les photos, l'évacuation de la cassos et la récupération de ses deux bouts de guiboles, j'ai raté mon zinc pour Heatrow et par conséquent la première journée du Masters ! Pas grave le Maître n'entre en piste que demain contre Tipsarevic...