
De passage à Berlin pour le business, j'ai interviewé le Flocon d'or à la descente de sa bière... et de son formidable avion rose ! Sa vie, son oeuvre, ses rêves, ses putes, ses potes... le plus célèbre golden boy du tout Paris a répondu à tout. Entretien détonnant avec un grand de ce monde !
TB : Hello mon cher Flocon, comment vas-tu ?
Flocon d'or : Bah écoute formidablement bien mon cher Tbie, et toi ?
TB : Très bien merci. Qu'est ce qui t'amène à Berlin en plein mois d'août ?
Flocon d'or : Ecoute, officiellement je m'offre quelques jours off dans mon jet privé... mais officieusement je viens négocier une grosse cargaison d'alcools avec la mafia polonaise ! C'est un voyage qui joint l'utile à l'agréable entre nous...
TB : Comment une racaille blondinette en survet fluo qui dealait du Champomy dans les cités West Coast de Chartres City peut-il aujourd'hui être PDG d'une grande multinationale à l'échelle de l'univers ?
Flocon d'or : Steve Mobs n'est pas mort en un jour à ce que je sache. J'ai toujours dit que la vie était une question de chance. Avec Mickey Mouse et Charly Paris, on n'a pas eu une enfance rêvée mais on s'en est toujours à peu près sorti. OK, on a eu des moments difficiles. Comme un soir avec Lapin où l'on refourguait des boas à un terroriste afghan réfugié dans une cave d'une cité de Lucé. Le type se faisait livrer des reptiles pour planquer toutes sortes de produits chelous dans leurs artères. Complètement flingué et ne parlant pas un mot de français, il me plaque direct contre le mur avec son flingue exigeant la cargaison. Lapin attendant un peu trop longtemps en haut avec ses serpents, l'autre est devenu taré. Il allait me jeter dans une fosse à taïpans quand Charly est arrivé avec son AK-47. Il a refait toute la déco intérieure avec son arme de guerre... Y avait tellement de sang sur les murs qu'on a décidé de tout faire cramer avant de se barrer. Le lendemain dans l'Echo républicain, il y avait marqué en première page : "Acculé par la police, un terroriste d'Al-Quaïda préfère s'immoler par le feu à Lucé". Quelle bande de paydays !
TB : Comment qualifier ta jeunesse à Chartres ?
Flocon d'or : Chaud, c'était un peu chaud. J'étais un sacré branleur aussi. Hyperactif, je faisais une multitude d'acitivités pour me défouler mais on ne peut pas dire que j'arrivais à me calmer. J'essayais aussi d'éduquer les gens mais ça n'a jamais été une réussite. Après mes 18 ans, je me suis barré à Tours en cure de décompression. Il y avait plein de biatches et de bières sur les bords de Loire. Cela me changeait des flics et des japs à tout bout de champ dans Chartres. La vraie vie a commencé là-haut...
TB : Tours, c'était énorme ?
Flocon d'or : Oué, ça envoyait grave du fat. C'est là-haut que je me suis réellement construit. Lapin et Mickey étant restés au bled, je me suis émancipé seul. J'ai découvert les fameuses études supérieures, la coloc' déjantée, les fins de soirée à 5 heures du matin complètement torché avec trois grammes et trois putes dans chaque bras. C'est là-haut aussi que j'ai troqué mon survet Adidas contre ma chemise Hugo Boss...
TB : Avant Paris...
Flocon d'or : Oué, Tours, c'était bien... mais pas idéal pour devenir le roi du monde ! Un soir sur un coup de tête, j'ai tout plaqué pour monter sur Paname. Je suis arrivé en Twingo rose à minuit avec juste une bombe, deux costards et trois bières sur la banquette arrière. Le premier soir, j'ai dormi dans la rue. Le deuxième, chez une junkie compatissante. Le troisième, j'avais trouvé un appart et tout pouvait alors commencer...
TB : La légende ne dit pas comment tu as rencontré Lo pour fonder le célèbre club des geeks capitaliste-ment allumés de la capitale...
Flocon d'or : Oué et la légende ne le saura jamais, il en est mieux ainsi... Je crois qu'avec Lo, on a eu un flash, une sorte de coup de foudre réciproque qui dépasse largement l'attirance sexuelle que l'on peut ressentir avec une biatche. J'ai tout de suite compris que c'était avec ce mec que je voulais siroter le restant de mes bières. Notre histoire, ça a toujours été plus fort que de l'amour !
TB : Ta société de clubbing génère aujourd'hui un chiffre d'affaires annuel de 20 millions de dollars dans le monde. Comment expliquer une telle réussite en ayant embauché des bretons, des polonais et des aristocrates ?
Flocon d'or : Ayant réussi à sortir intact des quartiers chauds de Chartres, j'ai toujours été pour l'égalité des chances. C'est pour ça que je suis allé recruter un peu partout en Europe. Du ghetto de Varsovie à une plage de Bretagne en passant par un château Renaissance du 93 ! Moi tu sais, il me faut toujours le meilleur sinon rien du tout...
TB : Cela va faire maintenant deux ans que tu couches avec la championne de ski Tessa Worley. Comment expliquer cette si longue relation, toi qui a consommé autant de vodkas que de bonasses dans ton premier quart de siècle ?
Flocon d'or : Je pense déjà que Tessa est une sacrée bonasse, tellement sacrée qu'elle me comble entièrement ! Et puis l'amour, c'est comme l'alcool, c'est la stabilité dans le déséquilibre. Cela me correspond bien, moi qui ne suis jamais sain, ni jamais bourré ! Plus sérieusement, je pense que l'on se complète bien...
TB : La légende dit que vous vous êtes rencontrés au Palo Alto de Megève à l'hiver 2010-2011, info ou intox ?
Flocon d'or : Je ne m'étendrais pas sur le sujet. Tessa slalome aussi bien sur les skis que moi sur les verres...
TB : Grâce à ta fortune estimée à près de 100 millions de dollars, tu voyages maintenant partout dans le monde avec ton jet privé que tu pilotes toi-même. Grosse frime ou simple passion ?
Flocon d'or : Je dirai... grosse passion ! Voler en avion comme... la société, c'est le plus gros kiffe de mon existence. Cela me donne l'illusion de dominer le monde même si c'est la réalité. Non franchement, piloter tu peux pas test, ça envoie trop du lourd !
TB : Dernière question, toi qui a manoeuvré les plus belles femmes et les plus beaux zincs du monde, de quoi peux-tu encore rêver à même pas 30 ans ?
Flocon d'or : Je rêve de vastes chiottes, impeccablement entretenues, avec des robinets plaqués or, du marbre blanc immaculé, un siège en ébène, une cuvette pleine de Channel numéro 5. Et d'un Lapin qui me tend le rouleau de PQ en soie sauvage. Mais vu l'urgence, je te dévisse la tête et je te chie dans le cou !