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US Open (1/8 finale)

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Quand Rafael Nadal s'effondre en conférence de presse sous les coups de crampes imaginaires, c'est que Eufemanio Fuentes n'est pas très loin. Et ben, figure-toi que j'ai eu l'immense honneur de croiser hier dans un restaurant de Manhattan le plus grand dopeur de tous les temps. Attention, ça décrasse !

 

TB : Buenas tardes Eufemanio. Que faîtes-vous en cette douce soirée à New York ?

EF : Je remets Rafael Nadal à niveau. Son taux d'hématocrite est au plus bas alors je lui fais ingurgiter de la CERA quotidiennement pour qu'il retrouve de la vitalité...

 

TB : Ce n'est pas très légal tout ça Eufemanio...

EF : Ohh, tu ne vas pas me donner de leçon mon petit gars. Ce produit, tout le monde en prend. Les junkies, les malades, les people, les politiciens alors pourquoi pas les sportifs ?

 

TB : Soit. Comment va Rafael Nadal mis à part ça ?

EF : Pas très bien. Tu sais mieux que moi que Rafa axe tout son jeu sur le physique. Et sans physique, il ne vaut rien. Alors évidemment, il est inquiet !

 

TB : Grâce au dopage, vous avez mené Rafa à la première place mondiale en 2008. Quelle part vous attribuez-vous dans sa folle ascension ?

EF : Je ne sais pas mais sans moi Rafael ne serait pas là où il en est aujourd'hui. Battre Federer à la régulière, tout le monde sait que c'est difficile. Alors il a fallu que Rafa se charge comme un taureau pour parvenir à ses fins...

 

TB : Vous insinuez que Roger Federer est un champion propre ?

EF : Complètement. Rodgeur aime trop la vie pour se doper. C'est bien sa faiblesse...

 

TB : Combien de Grands Chelems supplémentaires aurait gagné le suisse sans Nadal, vous et le dopage ?

EF : Au moins deux de plus ! Cette finale de Wimbledon 2008 au bout de la nuit était une vaste farce. Rafa n'en pouvait plus et à chaque interruption causée par la pluie, je lui transfusais son sang dans le vestiaire. La finale de l'Australie 2009 est encore pire car Rafa avait joué cinq heures la veille contre Verdasco. Il a fini sous assistance respiratoire le soir de la finale aux urgences de Melbourne...

 

TB : Pensez-vous que Federer se doute que son rival espagnol soit chargé comme une mule ?

EF : Non, il est trop naïf pour ça. Il n'y a qu'à voir la gueule de sa meuf pour se faire une idée de son intelligence...

 

TB : Vous êtes dur avec le plus grand tennisman de tous les temps...

EF : Dur mais réaliste ! Si Rodgeur avait fait appel à mes services, ce n'est pas 16 Grands Chelems qu'il aurait gagné à ce jour mais... 25 ! Ce n'est pas en fréquentant la Vavrinec et le Lüthi qu'il met toutes les chances de son côté.

 

TB : Cette année, le tennis à l'US Open et le cyclisme au Tour d'Espagne se chevauchent. Est-ce plus difficile pour vous de doper vos poulains ?

EF : Complètement. Je fais d'ailleurs beaucoup de va-et-vient entre New York et l'Espagne. C'est pesant, surtout les contrôles à la douane avec mes valises remplis de produits dopants !

 

TB : Qui suivez-vous cette année sur la Vuelta ?

EF : Toute l'équipe Geox de Juan José Cobo et quelques coureurs isolés...

 

TB : Justement Cobo a fait une démonstration dimanche dans l'Angliru...

EF : Il avait intérêt vu ce que je lui ai fait avaler lors de la première journée de repos ! Après monter l'Angliru à 18 km/h de moyenne sans ouvrir la bouche, ni lever le cul de sa selle lorsque ça tape à 23%, je conçois que cela puisse choquer certaines personnes...

 

TB : J'ai la douce impression que Cobo nous prend gentiment pour des cons sur cette Vuelta...

EF : Tu sais, la Geox n'est que le prolongement de la Saunier-Duval avec Ricco, Piepoli, Mayo et lui déjà alors tout est relatif ! Au fait, tu veux essayer mon dernier mélange à base de CERA et d'hormones de croissance ? C'est avec ça que Cobo grimpe aux arbres sur cette Vuelta...

 

TB : Non merci docteur. Cobo peut-il encore être battu à la régulière sur ce Tour d'Espagne ?

EF : Oui car Froome marche aussi du tonnerre. Je ne sais pas d'où il sort cet anglais né au Kenya à chasser des lions, ni quel médecin sulfureux il fréquente, mais il est vraiment très fort...

 

TB : D'un point de vue personnel, comment allez-vous après toutes ces histoires de dopage révélées à la face du monde ?

EF : J'ai failli me suicider quand l'Opération Puerto a explosé en 2006 car j'ai reçu d'innombrables menaces de mort. En Espagne, on peut toucher au vélo mais pas au Barça, ni au Real ! J'ai menti au tribunal pour préserver ma vie. Mon oncle a été décapité et jeté dans un puits pour moins que ça du temps du franquisme alors les 89 poches de sang retrouvées dans mon frigo auraient très bien pu m'être fatales...

 

TB : Vous insinuez que le milieu du football était touché par cette affaire ?

 EF : Absolument. Le Barça, le Real, Séville, Valence comme toute la Roja ! C'est pour ça que le procès a abouti sur un non-lieu. Sans cela, tout le football espagnol tombait et l'on aurait jamais gagné l'Euro 2008 et le Mondial 2010...

  

TB : 58 coureurs cyclistes ont été évoqués dans l'Opération Puerto. Alberto Contador en faisait-il partie ?

EF : Evidemment que oui ! Alberto a été dédouané avec complaisance par sa fédération mais c'est le plus grand imposteur de sa génération. Peut-être encore plus que Rafael qui ment beaucoup moins facilement...

 

TB : Travaillez-vous toujours aujourd'hui avec Alberto alias la moto de Pinto ?

EF : Bien sûr que oui ! Tous les champions espagnols travaillent avec moi...

 

TB : Dernière question docteur avant que vous n'alliez transfuser le taureau des Baléares, vos pronostics pour cet US Open et le Tour d'Espagne ?

EF : Je vais dire Nadal et Cobo. Choix du sang suroxygéné oblige...

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