Et l'infâme Comanche ferma sa gueule ! Putain mec, je suis en direct de Barajas en train de retourner l'aéroport madrilène comme Novak Djokovic vient de retourner Rafael Nadal sur le Manolo Santana ! Cela faisait 37 matchs que j'attendais ça. Que le monde attendait ça. Depuis ce 31 mai 2009 où j'avais manqué de m'évanouir dans ma chambre d'hôtel d'Albertville à l'arrivée de la cinquième étape de mon Tour de France. Le héros de l'époque s'appelait Robin Söderling. Et il avait démonté à la régulière la terreur de la porte d'Auteuil... comme il démonte tous les dimanches soirs sa copine Jenni sur son yacht privé !
Aujourd'hui, nous ne sommes pas encore à Roland-Garros. Juste à Madrid. Je ne suis pas un grand fan du Djoker, qui vient d'enchaîner au passage 32 victoires et 6 titres depuis le début de saison, mais Dieu que c'est bandant de voir la momie fracassée sur ses terres, en finale de son tournoi, là où l'organisateur lui taille un programme sur mesure afin qu'il l'emporte chaque année sans sourciller ! Déjà hier, Nadal n'en menait pas large face au Rodj' qui a merdé dans les deux derniers sets. Il avait largement la place pour passer. D'un côté, c'est chiant. De l'autre, c'est rassurant. Car cela signifie que Federer, même vieillissant, a cette année le jeu pour gêner Popeye sur terre. J'ai donc suggéré au bâlois de ne pas s'énerver et d'attendre que Rafa et Nole baissent un peu de pied pour porter l'estocade... comme il l'avait brillamment fait en 2009 ! Et ça commence peut-être dès la semaine prochaine à Rome...
Tu ne devineras jamais mais je suis à l'instant en train de montrer mon cul dans le hall d'embarquement à toutes ces Conchitas qui s'endorment le soir en fantasmant sur les biceps saillants de leur idole. Nadal est partout ici mec. D'une publicité pour la nouvelle Kia à un clip endiablé avec Shakira. A quatre millions d'euros le contrat, je te dis tout de suite que je préfère largement prendre la bombe latine que la caisse franquiste... Enfin tout ça pour dire que le numéro un mondial est un véritable dieu vivant dans son pays !
Et moi, je me gausse en voyant tous ces spannishs proches du suicide collectif après la branlée monumentale reçue par leur momie. Entre nous, j'ai d'ailleurs toujours halluciné devant le patriotisme exacerbé de ces bouffeurs de tapas. Je ne veux pas faire le donneur de leçon mais nous, en Suisse, quand notre Rodgeur national perd, on n'en fait pas tout un plat ! On sort juste au Java Club. On y boit quelques canons, on y dévergonde quelques chaudasses et le lendemain au réveil, on a absolument tout oublié de ce qu'il s'est passé la veille. On appelle ça le pouvoir magique de l'alcool. Marc Rosset t'expliquera le truc un jour mieux que moi...
Enfin toujours est-il que j'ai passé une super semaine dans la Caja Mágica. J'y ai vu du beau jeu sur le court, du beau monde dans les coulisses et des beaux culs dans les allées ! Après un Masters 1000 de Monte Carlo chiant comme la mort, ça fait franchement du bien. Et dire qu'on enchaîne directement avec le Masters 1000 de Rome demain... enfin directement pour Rodgeur et moi ! Car pour Nadal, vu ses piètres prestations cette semaine, un petit passage par le laboratoire du docteur Fuentes semble s'imposer, si tu vois ce que je veux dire... même si de Madrid à Rome, de la Vuelta au Giro, de Fuentes à Ferrari, on a tout le matériel requis pour que les cobayes de la médecine scientifique vendent du rêve à leur peuple aveugle. Demandez un peu à Nadal et Contador comment ils font toute l'année !
En parlant de ces deux célèbres imposteurs, sache qu'ils seront toute la semaine prochaine en ma compagnie dans la péninsule italienne. Tu peux donc déjà compter sur moi pour relater les performances surhumaines du premier sur les courts du Foro Italico comme du second sur les routes du Giro d'Italia. Sur ce, je te laisse mon pote car le jet du Rodj' n'attend jamais les retardataires !