22 heures dans la capitale serbe, je déambule seul dans le parc de Kalemegdan. Au confluent de la Save et du Danube, j'observe la forteresse de Belgrade. Celle-ci me fait penser à Novak Djokovic. Depuis mon arrivée ici, Nole apparaît partout. Sur les bouteilles d'eau, les paquets de sucre, les murs... jusqu'à sur certaines boîtes de préservatifs !
Le Djoker est l'icône de la ville. Fort de son statut de numéro trois mondial depuis son émergence en 2007, il a fondé, avec l'aide de ses parents, un centre sportif sur les bords du Danube. Tu peux y échanger là-bas quelques balles sur l'un des huit terrains en terre battue, déjeuner dans le restaurant qui surplombe le fleuve, te faire papouiller par de jolies slaves dans le spa, et même acheter un souvenir du Nole dans sa propre boutique ! C'est également ici que se tient depuis avril 2009 l'Open de Serbie. En toute simplicité, sa famille a racheté les droits du tournoi d'Amersfoort aux Pays-Bas pour le transférer à Belgrade. Quand je te dis que le nom Djokovic représente à lui seul près de la moitié du PIB du pays, j'en rajoute à peine...
Djokovic est partout. Il joue au tennis toute l'année aux quatre coins du globe. De Melbourne à Londres en passant par New York et Paris. Victorieux à Dubaï et Pékin, il a disputé cette saison 19 tournois et 79 matchs avant cette finale de Coupe Davis...
Ma journée à Belgrade ? J'ai assisté à deux pseudo matchs de tennis. Je dis pseudo car il n'y a pas eu vraiment combat aujourd'hui. Les deux premiers simples ont été vite expédié en 2 heures et 3 sets. Trop fort les numéros un Monfils et Djokovic ! Démolis du premier au dernier point, Tipsarevic et Simon n'ont pas pesé bien lourd dans la Beogradska Arena. Et il y a fort à parier qu'ils ne réapparaîtront pas dimanche en cas de cinquième match décisif...
La logique étant respectée ce vendredi, je te donne donc rendez-vous demain pour un double d'une importance capitale. A Mika et Arnaud de faire le boulot pour apporter ce deuxième point indispensable à la poursuite du rêve. Si on l'obtient, on aura fait un grand pas vers un 10ème saladier d'argent... A contrario, si on le perd, il ne restera plus qu'à Djokovic de finir le travail dimanche pour apporter une première Coupe Davis à son pays !