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Coupe Davis (finale)

rafael_nadal-bras.JPG

 

Comme prévu, les chicos de Fuentes ont décroché ce week-end une cinquième Coupe Davis contre les argentins. Mention spéciale au Comanche au bras de fer qui a expédié ses deux simples comme une branlette espagnole. Chose promis, chose due : je suis ce soir avec Rafael Nadal au 954, une boîte select de la capitale andalouse où la coke coule à plein nez pour une interview à coeur ouvert !

 

TB : Hola Rafa, comment te sens-tu après ce match épique contre Del Potro ?
RN : Hola compañero. Ah je suis mort ! Sur la balle de match, je me suis écroulé par terre tellement j'étais au bout du rouleau. Heureusement qu'il n'y a pas eu de cinquième set...

 

TB : 2011 se finit bien pour toi avec cette victoire en Coupe Davis ?
RN : Oué, si on veut. Je finis surtout l'année sur les rotules. J'avais d'ailleurs tellement mal aux genoux avant cette finale que j'ai dû subir une infiltration...

 

TB : Tu t'es seulement fait infiltrer les genoux pour jouer à un tel niveau ce week-end ?
RN : Non, avec David, on s'est aussi fait transfuser notre sang chez Fuentes avant de venir ici, il nous a bien requinqué le doc...

 

TB : Tu insinues que ton coéquipier David Ferrer fréquente aussi le docteur Fuentes ?
RN : Tous les sportifs espagnols de renom le fréquentent. C'est un véritable faiseur de miracles ce mec...

 

TB : Combien de fois le vois-tu durant la saison ?
RN : Cela dépend de mon état de fatigue. Mais il est toujours avec moi lors des grands événements comme les Grands Chelems ou la Coupe Davis...

 

TB : Pourquoi alors t'en prendre à Yannick Noah qui balance sur Fuentes et sa potion magique ?
RN : Parce que Noah est un has-been jaloux ! Qu'il retourne fumer ses spliffs et chanter sa zique de merde...

 

TB : Ce soir, c'est quoi le programme pour fêter cette cinquième Coupe Davis ?
RN : Je ne sais pas. Faut demander à Nando (Verdasco), c'est lui qui organise tout. Il ne sert qu'à ça dans notre équipe...

 

TB : T'es dur avec Verdasco car il a quand même apporté le point de la victoire à ton pays en 2008 contre ces mêmes argentins ?
RN : En 2008, je n'étais pas là donc je ne m'en souviens pas, désolé !

 

TB : Tu ne t'entends pas très bien avec Verdasco ?
RN : C'est lui qui a du mal avec moi car en 12 matchs, je l'ai toujours battu. Et Nando n'a toujours pas digéré cette demi-finale de l'Australian Open 2009 que j'avais gagnéee à l'arrachée contre lui. Il avait insinué que Fuentes ne l'avait pas autant dopé que moi pour ce match...

 

TB : Cela se passe mieux avec Ferrer ?
RN : Ce n'est pas la joie non plus. Mais ce soir, on va essayer de faire abstraction de tout ça pour passer un bon moment...

 

TB : J'ai vu ta copine Xisca Perello tout à l'heure. Elle était ravie car ce soir vous allez enfin pouvoir faire l'amour...
RN : Oui, je me permets ces écarts de conduite seulement lorsque je gagne un Grand Chelem ou une Coupe Davis ! Ce soir, cela sera notre deuxième relation sexuelle de l'année après ma victoire à Roland-Garros, Xisca va être contente...

 

TB : Pourquoi si peu de sexe lorsqu'on est en couple depuis si longtemps ?
RN : Parce que le tennis de haut niveau est incompatible avec le sexe. Je n'aurai jamais gagné autant de matchs au couteau si je faisais l'amour tous les quatre matins...

 

TB : Tu es donc l'exact opposé de Novak Djokovic qui se ressource toute l'année à travers ses nombreuses conquêtes féminines...
RN : Oui ! Moi, je me ressource uniquement en allant à la salle de muscu ou en ingurgitant les produits diététiques du docteur Fuentes. Et je ne lève la jambe que pour faire un tweener à ce guignol de serbe...

 

TB : Un léger contentieux avec Djokovic ?
RN : Un gros ! Il m'a battu six fois cette année. Six fois en finale dont deux fois en Grand Chelem ! Il a aussi essayé de coucher avec Xisca à Roland-Garros...

 

TB : Je n'étais pas au courant. Que s'est-il passé ?
RN : Arf, tu sais mieux que moi que ce guignol de serbe a bénéficié du forfait d'une danseuse italienne pour passer directement d'un huitième contre Gasquet à sa demie contre Federer ! Cinq jours sans sport, c'était visiblement trop long pour lui. Alors pendant mon quart de finale contre Söderling, je l'ai vu se rapprocher de Xisca en tribune. Il commençait à la chauffer grave alors j'ai appelé Toni (son oncle et coach) pour lui recommander Jenni, la copine de Söderling...

 

TB : Du coup, Djokovic s'est contenté de Jenni Moström ?
RN : Je ne sais pas mais je pense que oui vu que tout le monde lui passe dessus sur le circuit...

 

TB : Finalement, tout cela s'est bien fini ?
RN : Parle pour toi compañero ! Suite à cette histoire, Xisca a menacé de me quitter si je ne lui faisais pas l'amour prestement... J'en ai parlé à mon pote Federer qui a compris l'urgence de la situation. Du coup, il a vidé Djokovic en demi-finale de Roland alors de m'offrir la victoire en finale. J'ai gagné le French Open et pu faire l'amour à Xisca, notre couple était sauvé !

 

TB : Chic type ce Federer ?
RN : Ah oui ! Pour perdre 17 fois contre moi, on peut vraiment dire que c'est un mec cool...

 

TB : On a l'impression que Federer est le seul joueur avec qui tu t'entends bien sur le circuit...
RN : Ce n'est pas vrai. Regardez Juan (Monaco) à qui je laisse quatre jeux avant-hier, il finit dans mes bras car nous sommes amis de longue date ! L'hiver, je vais pêcher avec lui en mer à Majorque, Juan adore ça. Tu sais, avant de m'embrouiller avec Djokovic, je l'avais aussi invité à venir à la pêche. Mais ce guignol a cru que sur mon île, on pêchait uniquement en boîte de nuit. Du coup, il est allé dans un club à Ibiza où Enrique Iglesias mixait. Il a ramené Anna Kournikova chez mes parents avant de découvrir que la poupée russe était justement la meuf d'Iglesias...

 

TB : Excellent, comment cela s'est-il fini ?
RN : Quand Iglesias a appris que Djokovic avait culbuté sa barbie girl, il a logiquement voulu le tuer. Il ne l'a pas fait uniquement parce que je l'ai raisonné. Sans moi, les journaux locaux auraient encore écrit un truc à la con du style : "Un roi de la pop tue un pauvre yougoslave sans défense". Quand je repense aux six branlées que m'a collées Djokovic cette année, je n'aurai peut-être pas dû le sauver ce jour-là...

 

TB : Je comprends mieux maintenant pourquoi tu détestes autant Djokovic...
RN : Tout le monde le déteste. Le mec, il a grandi sous les bombes à Belgrade avant de devenir numéro un mondial avec toutes les gonzesses à ses pieds !

 

TB : Sinon, j'ai deux potes de Mantes la Jolie qui se demandent pourquoi tu te torches constamment le cul entre chaque point ?

RN : C'est une tactique de Toni. Comme jouer de la main gauche alors que je suis droitier. Comme prendre une minute entre chaque service. Tout ça, c'est pour décontenancer l'adversaire. Rassurez-vous compañeros : en aucun cas, je prends mon pied à retendre la ficelle de mon string !

 

TB : En 2007 à Wimbledon, Robin Söderling t'a mimé en train d'extirper de la merde de son short...

RN : Söderling, c'est comme Djokovic, je ne peux pas le sentir ! J'en avais peut-être rajouté ce jour-là pour le battre mais son sketch en plein match, je l'ai pris comme un bras d'honneur en public ! Alors j'ai mis un point d'honneur à le torcher et je ne lui ai pas torché que le cul...

 

TB : La trêve hivernale approche. Demain à cette heure-là, tu seras à Majorque en train de pêcher avec Juan Monaco ?
RN : Oui. L'année a été particulièrement longue. J'ai juste besoin de poissons, repos et transfusions sanguines...

 

TB : Marc Rosset m'a dit que pendant la trève hivernale tu portais une attelle à ton bras gauche tellement il était chargé de stéroïdes...

RN : Bah oui ! Comme j'arrête la musculation en décembre, je ne suis plus en mesure de pouvoir le porter pendant cette période...

 

TB : Ce n'est pas gênant pour soulever des shops de Cruzcampo ?

RN : Je ne bois pas, je ne fume pas et je fais l'amour seulement une à trois fois par an avec Xisca !

 

TB : Si tu t'appelais Roger Federer, tu aurais déjà fait 16 fois l'amour ?

RN : Oué mais avec Milka Chocolat, je ne préfère pas !

 

TB : Dernière question avant de te laisser rejoindre tes coéquipiers sur la piste de danse, quels seront tes objectifs pour l'an prochain ?
RN : Je n'en aurai qu'un seul : reprendre la place de numéro un mondial à Djokovic !

 

Voilà, ainsi se referme cette riche année tennistique. Comme Rafa, je viens également de finir ma saison. Après 15 000 kilomètres, 156 sommets, 115 jours de course et 7 courses par étapes, mon corps invoque ardemment le repos, surtout que je ne peux pas compter sur le célèbre docteur Fuentes pour me régénérer en globules rouges moi, si tu vois ce que je veux dire… Sur ces bonnes paroles, je te souhaite de joyeuses fêtes et te dis déjà à l’an prochain pour de nouvelles aventures toujours plus déjantées !

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