Hola amigo, he pasado una semana de demencia en el otro lado de los Pirineos ! Pour tout te dire, j'étais à Figueras avec tout le gratin ibérique : Alberto Contador, Purito Rodriguez y Alejandro Valverde ! Figueres en catalan, ou plutôt Figueras en espagnol, c'est la plaque tournante de la drogue et du sexe dans le sud de l'Europe. Ce n'est pas pour rien que Lance Armstrong et les plus grands imposteurs du cyclisme moderne y trouvent refuge pendant toute la saison sur le Vieux Continent...
Tu n'es pas sans savoir que notre ami Eufemanio Fuentes, l'homme qui trimbalait des poches de sang dans sa glacière thermos lors de ses déplacements thérapeutiques à Madrid, a pris deux ans de taule... ou plus précisément deux ans de suspension selon Alberto Contador ! La moto de Pinto qui sortait déjà d'une lourde suspension lui ayant coûté Tour 2010 et Giro 2011 en reprend donc une autre par procuration. Et devant la gravité de la situation, le vainqueur de la Vuelta 2012 n'a pu que déclarer forfait pour le Critérium International...
A la place, Alberto m'avait donné rendez-vous à Figueras pour accumuler les kilomètres dans l'arrière-pays. Ce qu'on a fait avec parfois le renfort de Rodriguez et Valverde, eux aussi très embarrassés par la suspension du plus grand docteur-dopeur de tous les temps ! Entre le match indigne de la Roja à Gérone contre la Finlande et quelques afters endiablés dans des bars à pu-ta-pas de la Jonquera, j'ai réussi à monter six nouveaux grands cols. Ce qui porte mon total à 600 sommets supérieurs à 1000 mètres en carrière ! Qui plus est, tous à l'eau claire, malgré mes fréquentations parfois douteuses de ces derniers mois...
Quel coureur cycliste en 2013 peut se targuer d'avoir monté 600 cols sans l'aide de produits stupéfiants ? Pas mes compañeros ibériques en tout cas qui consomment de l'EPO comme un plat de pâtes après l'entraînement pour reprendre la citation d'un célèbre Stefan Schumacher passé récemment aux aveux puisque c'est la mode en ce moment...
600, c'est la moitié du mur du son, le record de vitesse du TGV, le nombre de bières du Flo en une semaine, de pompes de Leonarda en un week-end... ou encore de conneries de Nabilla en une soirée ! Bref, ce n'est pas rien et pardonne-moi de faire une fois n'est pas coutume dans l'auto-satisfaction car ce ne sont pas les journaleux de Marca ou de l'Equipe qui le feront à ma place...
A part ça, je ne vais pas te parler de PSG - Barça car tout le monde nous saoule avec ça, ni de la démonstration du scooter de Bern cette aprem sur le Ronde car c'est inhumain de rouler seul à 50 km/h après 250 bornes et encore moins de la victoire à l'arrachée du hamster des Highlands à Miami car... on s'en branle complètement !
Je vais plutôt te raconter un truc pas commun qui m'est arrivé hier dans le TGV Barcelone - Paris. Je monte tranquillement à Figueres avec mon pass VIP et pars directement m'installer au fond de la voiture 1 pour ne pas être dérangé. Manque de bol, une chica bonita particulièrement bruyante et limitée intellectuellement s'installe dans le carré à côté de moi. Sentant que le voyage allait être long avec elle à mes basques, je checke ma boîte de capotes. Elle est vide... comme le cerveau de cette jeune catalane qui me demande à chaque gare où l'on est alors que le contrôleur fait des annonces claires en espagnol !
Je prépare calmement dans ma tête une phrase dans son catalan dégueulasse pour lui dire de la fermer ou de me suivre en cabine arrière quand un vieil homme au physique ingrat proche de Vicente Del Bosque s'installe à côté d'elle à Nîmes pour... la galocher sans sommation ! Entre nous, j'en ai vu des couples déchirés dans ma vie de globe-trotter mais ceux-là étaient incontestablement un cran au-dessus. Une catalane bonne et débile de 25 ans avec un languedocien horrible et cultivé de 65 ans qui se tripotent sans retenue devant toi à 300 km/h avec le Ventoux en toile de fond, je t'assure que ça décoiffe légèrement !
Inutile de te dire qu'entre la pétasse écervelée fière de sa prise qui te fixe droit dans les yeux pour mieux te provoquer et le vieux blindé qui se paluche le chibre comme Nadal se gratte le cul car il n'en peut plus, j'ai dû lutter pour ne pas gerber ! Et en repensant à tout ce qu'un mec modeste de mon âge doit faire pour allonger une gonzesse dans son lit, il m'est apparu évident que le sexe combiné à l'argent, c'est un peu comme le vélo avec l'AICAR, ça ne donne pas forcément le même résultat sur le terrain...