Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Una Volta, una

Col-d-Ares.JPG

 

Voyage au bout de l'enfer, cela pourrait être le résumé de mon Tour de Catalogne 2013 bouclé hier dans des conditions météorologiques apocalyptiques à Perpignan ! Pour mémoire, j'avais abandonné la Volta en septembre dernier à Barcelone dans une ambiance quasi-similaire. Mais cette année, un truc a changé. Je suis redevenu Kaiser Bientz, ce grand malade n'ayant peur de rien, ne doutant de rien, surtout pas de ma folie légendaire ! Et je suis allé au bout de cette course de psychopathe avec un vélo aussi performant que celui de la mémé de ton quartier...

Les plus grandes émotions naissent toujours dans l’extrémité. Cette Volta a Catalunya n'a pas dérogé à la règle. Je me suis surpris plusieurs fois à vociférer seul dans les cols sous une pluie torrentielle contre tout et n'importe quoi. A crier vamos comme un Comanche en bout de course. A hurler venga comme un directeur sportif en chaleur ! Tu le sais, je n'ai jamais été un partisan de l'auto-satisfaction mais force est de constater que j'ai encore repoussé les limites du déraisonnable ce week-end en Catalogne. Et j'ai fini par décrocher un neuvième monument en carrière qui me permet de réaliser l'impensable doublé Tour d'Espagne - Tour de Catalogne en moins d'un an ! Enorme, juste énorme mon pote.

Avant d'en arriver à ce week-end de tous les excès, j'avais connu un début de Volta tranquille. Certes j'avais reculé dans les pourcentages effrayants de Vallter 2000 le premier jour, là où Nairo Quintana et Piti Valverde, les fusées de la Movistar, avaient dynamité la course mais ensuite je m'étais bien marré le soir à Berga et à La Seu d'Urgell. Je te raconte vite fait le bordel. 23 avril, demi-finale de Ligue des Champions entre le Bayern et le Barça. Fatalement, je descends dans un bar du centre de Berga mater le match. Les barcelonais prennent une pilule et ça me fait marrer. Marrer parce que c'est bien fait pour leurs gueules. A force de bâtir l'équipe autour du seul Messi, pour que ce dernier marque tous les buts du Barça, les catalans en sont devenus ridicules. Le gentil Leo, c'est quand même le mec qui a dégagé Eto'o, Henry et Ibra du Barça pour détenir seul les clés de l'attaque blaugrana !

C'est aussi celui qui cette année a décidé de mettre Villa et Fabregas sur le banc qui sont avec lui les deux meilleurs finisseurs de l'équipe. Alors c'est sûr qu'en installant Pedro et Sanchez à ses côtés qui sont à l'efficacité ce que Nabilla est à la lumière, le petit argentin est sûr de planter tous les buts de son équipe... quand celle-ci se procure des occasions ! Et à Munich, les catalans n'ont strictement rien eu à se mettre sous la dent. Un peu comme toi en boîte l'autre soir. Désolé mon pote mais c'est comme ça. 4-0, remballez c'est pesé ! Berga est tombé alors dans une dépression intense et j'en ai profité pour faire le pitre. En effet, j'ai alpagué une jeune catalane en larmes en lui sortant mon refrain favori : "Hola chica, eres muy bonita. Me llamo Kaiser Bientz, soy alemán". Tu devineras facilement que la meuf m'a mis quatre tartes dans la gueule...

Ensuite, il y a eu la soirée à La Seu d'Urgell qui elle aussi était magique. Le Real Madrid a pris à son tour sa branlée en Allemagne contre le Borussia Dortmund, enfin plutôt contre Robert Lewandovsky qui leur en a passé quatre à lui tout seul ! Comme la Catalogne n'est pas l'Espagne, les gens criaient de joie dans les rues de La Seu. Ces mêmes gens qui s'enthousiasmaient l'an passé derrière l'équipe espagnole composée de Casillas, Ramos ou encore Xabi Alonso qui a gagné l'Euro ! Pour te prouver que le catalan, ou plutôt la catalane est limitée intellectuellement, je me suis permis la même technique d'approche au coup de sifflet final qu'à Berga. Et là, comme par magie, j'ai serré ! Cela s'est fini dans un hôtel de Soldeu où je me suis barré à une heure du mat' après une seule relation sexuelle. La meuf était furax de s'être fait cartoucher qu'une fois. Je lui ai alors expliqué que je n'avais qu'un six coups... et que les cinq autres étaient réservés pour la demi-dizaine de cols pyrénéens que j'avais à gravir le lendemain ! Là encore, j'ai pris quelques claques dans la gueule...

Jeudi matin, j'allume la télévision et tombe directement sur ce titre ridicule de Marca : Merkel 8 - Nosotros 1 ! En Espagne, ils ont vraiment de graves problèmes psychologiques avec la crise, la politique, l'Union Européenne et la connerie en général. Parce qu'avec l'argent d'Angela la bruja comme ils adorent la surnommer, ils ont quand même construit masses d'infrastructures et de complexes immobiliers, pour la plupart surdimensionnés et sans intérêt. Alors cracher dans la soupe comme ça, c'est un peu comme Contador qui accable Armstrong après ses aveux de dopage alors qu'ils partageaient ensemble leurs ampoules d'EPO du temps d'Astana !

Après vendredi, je me suis bien marré en voyant Rafael Nadal torcher deux matchs et deux mecs en un jour à l'Open de Barcelona Banc ! Un tournoi délocalisé à... Sabadell qui garde quand même l’appellation barcelonaise ! C'est un peu comme si l'ATP 250 de Marseille se jouait à Aix-en-Provence. Bref c'est ridicule ou... juste catalan, c'est selon comme dirait l'autre !

En parlant d'Aix, j'étais dimanche 21 avril pour mes 30 ans dans la sous-préfecture des Bouches-du-Rhône à la Provençale-Sainte Victoire, une nouvelle cyclosportive du calendrier français avec un beau parcours à la clé. Je n'ai bien évidemment pas fait la course car je m'enquillais derrière la Catalogne et 15 000 mètres de dénivelé positif mais j'étais quand même présent à l'arrivée pour voir les grandes vedettes du sud !

 

Il y avait là ce bon vieux Maxime Bouet qui sortait d'un Tour du Trentin de folie où il avait tenu tête jusqu'au bout à Nibali et Wiggins ! Max, c'est un bon mec mais quand il essaye de te prouver par A+B à 25 km/h dans le Ventoux qu'il roule à l'eau claire par respect pour sa femme et ses enfants, j'aimerai le croire... mais je n'y arrive pas. Il y avait aussi Jean-Pascal Roux, l'homme aux 11 Ventoux et 839 kilomètres en deux tours d'horloge, le mec qui ferait presque passer mes Grands Tours pour de simples courses de quartier du 93. Lui, je ne sais pas à quoi il carbure mais, à presque 50 ballais, il envoie toujours aussi fort !

Enfin et surtout, il y avait l'incroyable Leonarda, la fille qui tente de t'expliquer que le vélo est son point faible comparé à la natation et la course à pied... et que par conséquent elle courra la Provençale sans ambition particulière. Leonarda, je sais à quoi elle tourne : aux oeufs, à la modestie et la bonne humeur ! Mais lorsqu'elle prend le départ d'une course, c'est rarement pour faire de la figuration. Résultat, elle a gagné cette bien nommée Sainte Victoire dès sa première participation ! Elle s'est enfuie dans la foulée pour le Var et un nouveau stage de préparation. Ces prochains objectifs sont le Raid Hannibal et les championnats de France de triathlon longue distance à Calvi. Avant le grand rendez-vous d'Embrun cet été. Encore une fois bravo Leonarda pour ta première victoire en cyclosportive. Ne change pas et continue de vivre ton sport avec passion et folie !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article