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Masters (interview)

Djoker-Sharapova-3.jpg

 

En direct du Fabric, une boîte branchée de la capitale londonienne ! Je ne sais pas si tu te souviens de mon incroyable soirée ici-même l'an passé avec Star, Paintade... et Novak Djokovic qui offrait un lap dance d'enfer à une chaudasse sud-américaine ! Un an plus tard, même lieu, mêmes protagonistes et une interview magique à trois heures du matin du numéro un mondial qui finit sa tournée des boîtes avec un peu plus de fraîcheur que sa saison tennistique...

 

TB : Hello Novak ! Quelle surprise de te retrouver ici ?
ND : Hello fucking guy ! Je me souviens de toi ici l'an passé en train de lécher le parquet, t'étais complètement rond ! Moi, j'étais avec une argentine que Del Potro m'avait recommandé lorsqu'il participait au Masters. Juan Martin la voyait souvent. Elle lui donnait confiance jusqu'au jour où elle lui a démis le poignet au lit. Ça lui a coûté sa saison 2010...

 

TB : Elle a démis le poignet à Del Potro avant de te démettre ton épaule ?
ND : Non, non, ça s'est Maria (Sharapova) ! Tu sais, depuis longtemps j'ai mes contacts sur le circuit. Quand tu pars toute l'année à l'autre bout du monde jouer des tournois, il te faut parfois de la compagnie pour retrouver l'envie...

 

TB : Quand Maria t'a t-elle démis l'épaule ?
ND : Ça a commencé à Cincinatti. Mais le coup de grâce à été administré à New York après la branlée que j'ai infligée à Nadal en finale. Avec Vajda (son coach), on a fêté ça à la mode balkanaise : grosses voitures, containers d'alcools et défilés de bombes atomiques ! J'ai attaqué tranquillement avec Jelena (Jankovic). Après je me suis empalé sur Ana (Ivanovic). Et j'ai fini par trébucher sur Maria ! Jouer trois filles de ce standing à la suite dans son lit, c'est un peu comme jouer Murray, Nadal et Federer d'affilée en Grand Chelem...

 

TB : Marc Rosset m'a confié un jour qu'il avait toujours préféré les Grands Chelems car garçons et filles cohabitent ensemble pendant 15 jours...
ND : Je pense exactement comme lui. Aux meilleurs des cinqs sets, les matchs sont tellement âpres qu'il faut parfois trouver du réconfort le soir auprès des femmes. En Grand Chelem, pas besoin de sortir et de claquer son fric pour s'envoyer en l'air, on a juste à lancer un clin d'oeil à la première tenniswoman qui passe dans le vestiaire et le tour est joué...

 

TB : Combien de tenniswomen t'es-tu tapé sur le circuit ?
ND : Cela fait longtemps que je ne compte plus ! Par contre, je tiens quand même à te préciser que je ne fréquente que des bombasses. Les meufs tankées comme Mauresmo, Clijsters ou les Williams, je les laisse à des zoophiles du style Murray ou Stepanek...

 

TB : Que pense ta fiancée Jelena Ristic de tout ça ?
ND : Elle n'est évidemment pas très heureuse. Mais je lui ai fait comprendre que c'était ça ou rentrer à Belgrade traire les vaches avec ses parents. Elle a curieusement choisi la première option...

 

TB : Pourquoi l'avoir mise à l'écart cette année sur la plupart des tournois ?
ND : Parce que je voulais gagner des Grands Chelems et devenir numéro un mondial ! Ça, c'est typiquement la question d'un mec célibataire, d'un mec qui ne sait pas comment sa gonzesse peut être saoulante au quotidien...

 

TB : On peut dire que ta démarche a fonctionné puisque tu as tout raflé cette année. Mais comment expliquer alors le fait que Federer soit au sommet depuis 2003 avec sa femme à ses côtés ?
ND : Rodgeur, c'est un extraterrestre. Beaucoup de gens se demandent comment il a fait pour gagner 16 Grands Chelems mais moi je me demande juste comment il fait pour se coltiner depuis près de dix ans Milka Chocolat. La vraie perf' de Rodj', elle est là à mon sens...

 

TB : Tu ne t'es jamais tapé Mirka Vavrinec ?
ND : Ahahah, tu déconnes ou quoi ! Je vais te faire une confidence. Un jour, il y a quelques années, j'étais dans un bar à Prague avec Berdych et Stepanek. Ces deux mecs-là, je ne peux pas les sentir mais ils me font bien marrer. La Vavrinec, qui est d'origine tchécoslovaque, était assise en face de nous avec une copine de son club de tricot. Je lance un défi à Stepanek qui est le mec le plus horrible du circuit : "Je t'offre une victoire en ATP 250 si t'emballes Milka Chocolat". Stepanek était 80ème mondial à l'époque, il avait besoin de cette victoire en ATP 250 pour relancer sa carrière. Alors il s'est rapproché d'elle et au moment de lui rouler une pelle, il a vomi ! Milka l'a giflé et Radek a mis deux ans pour réintégrer le top 30...

 

TB : En parlant de Berdych, que penses-tu de sa nouvelle copine Ester Satarova ?
ND : Ah c'est sûr qu'elle est bien foutue ! Il paraîtrait que Tomas l'a rencontré à une soirée organisée par son pote Stepanek. Radek, il est vilain mais il s'est quand même envoyé Hingis et Vaidisova ! Tout l'inverse de Federer qui pourrait se taper la moitié des femmes sur Terre et qui a fini avec une camionneuse de Bratislava...

 

TB : Pour toi, quel est le plus important entre gagner un tournoi du Grand Chelem ou séduire une bombe atomique ?
ND : Je vais être franc avec toi. A partir du moment où tu as le pouvoir, la gloire et l'argent, il n'y a plus la moindre fierté à séduire telle ou telle bombasse. Ce que les gens retiennent de toi, c'est avant tout ce que tu fais dans ton sport ! Alors gagner un Grand Chelem, ça dépasse absolument tout pour moi, même tripoter le cul de Maria...

 

TB : Cette année, tu gagnes 3 Grands Chelems, restes invaincu pendant six mois et affiches au final un ratio de 70 victoires contre 6 défaites ? Pour toi, c'est plus fort que les meilleures années Federer ?
ND : Malheureusement non ! Rodgeur a eu des statistiques incroyables de 2004 à 2007. Je me souviens qu'il avait gagné 92 matchs pour seulement 5 défaites en 2006 avec 3 Grands Chelems et le Masters au bout ! Pour faire mieux que lui, il aurait fallu que je gagne Roland-Garros...

 

TB : Justement que s'est-il passé à Roland-Garros cette année contre Federer ?
ND : C'était un jour spécial. Je l'ai senti dès le réveil. J'étais passé directement dimanche d'un huitièmes contre Gasquet à cette demi-finale vendredi contre Rodgeur après le forfait du guignolo Fognini en quarts. J'étais invaincu depuis six mois et je restais sur quatre victoires contre Rafa. Tout le monde savait, moi le premier, que si je passais Rodgeur en demi, je gagnais ensuite Roland contre Rafa car j'avais trouvé les clés de son jeu ! Ce match contre Rodgeur, c'était juste surnaturel. Je le gagnais, je devenais le plus grand joueur de l'histoire car derrière je faisais le Grand Chelem en 2011. Mais je l'ai perdu parce que je suis tombé sur le plus grand Federer possible sur terre battue. Le match s'est joué sur des détails. Comme trop souvent contre lui...

 

TB : Tu dis avoir trouvé les clés du jeu de Nadal cette année mais tu bloques toujours un peu sur celui de Federer, c'est quoi le truc ?
ND : Rodgeur, c'est le tennis par excellence ! Il sait tout faire sur un court alors c'est beaucoup plus difficile à contrer pour moi qu'un bourrin comme Nadal. Rafa, ce n'est que du physique. Quand on s'arrête deux secondes pour analyser son jeu, on se rend compte qu'il ne fait rien avec la balle. Il remet, remet encore, toujours. Il faut donc aller le chercher dans sa filière pour le prendre à son propre jeu. Jouer Nadal, c'est comme un match de boxe ! Une fois que tu as compris ça, tu as fait un grand pas...

 

TB : Tu dis ça mais tu es le premier à réussir à le battre aussi fréquemment sur le circuit ?
ND : Ce n'est qu'une question de confiance et d'attitude. Pour battre Rafa, tu n'as pas le choix, il faut te mettre minable ! Rodgeur, c'est un esthète évoluant dans un milieu sain et parfaitement réglé. Je ne veux pas être méchant avec lui mais je trouve qu'il ne se fait pas suffisamment violence contre Nadal. Dès que ça devient trop difficile, il a tendance à baisser les bras. Il accepte trop facilement la supériorité physique de son adversaire. Un jour, quand il regardera de plus près sa carrière, il n'en reviendra pas d'avoir perdu autant de matchs contre un mec qui ne faisait que renvoyer la balle...

 

TB : Que penses-tu des révélations de Yannick Noah dans le Monde au sujet de la potion magique espagnole ?
ND : Noah est un abruti qui ferait mieux de se contenter de chanter sa musique de merde. Aujourd'hui, tout le monde prend des trucs à différents niveaux. Regardez Gasquet, il a même pris de la coke pour impressionner une meuf il y a deux ans à Miami ! Après, c'est sûr que Rafa ingurgite bien plus de saloperies que n'importe quel autre joueur. Mais d'un autre côté, c'est logique. Comme il ne fait rien avec la balle, il est obligé de tout axer sur le physique...

 

TB : Rafael Nadal est-il le tennisman le plus chargé de l'histoire ?
ND : Oui, je le pense. Il a le soutien de Fuentes et de tout le gouvernement espagnol. C'est une icône en Espagne comme peut l'être Contador dans le cyclisme. Mais si le vélo est à 70% une histoire de physique, le tennis ne l'est qu'à 30% ! Nadal a beau avoir ingurgité n'importe quel produit révolutionnaire de Fuentes, il ne servira jamais comme Federer ou ne retournera jamais comme moi ! Je pense sincèrement que le dopage ne fait pas tout dans le tennis...

 

TB : Dernière question avant de te laisser rejoindre la piste de danse, ton pronostic ce soir pour clôturer la saison 2011 au Masters entre Federer et Tsonga ?
ND : Je vote Rodgeur. Il a bien plus d'expérience que Jo dans ce genre de matchs. Et il joue pour entrer encore un peu plus dans la légende de son sport. Alors je vois bien le Maître vainqueur en deux sets collés serrés comme moi ce soir au Fabric !

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