
Salut gros, en direct d'Indian Wells où je viens d'arriver dans mon jet privé ! Je me suis envolé de Vesoul la nuit dernière après avoir répondu à une dernière conférence de presse à propos de mon Paris - Nice 2011. Les journalistes m'ont encore bassiné avec l'histoire du cyclisme. Coppi, Anquetil, Merckx, je vais finir par mieux maîtriser la course au soleil que les positions du Kama Sutra si ça continue. Surtout que ces derniers temps, je perds la main avec ça, ou plutôt je la prends... si tu vois ce que je veux dire !
Comme tout citoyen civilisé, tu te demandes certainement ce que je foutais à Vesoul, la ville du néant par excellence ! Hey ben, j'étendais juste mon empire cyclopédique. Car Vesoul, c'est le bagne, la quarantaine, le genre d'endroit où tu n'oserais même pas envoyer ta pire ennemie, celle qui t'a recalé sèchement à la dernière St Valentin alors que tu lui avais tout offert le temps d'une soirée virtuelle. Niveau déprime, il faut dire que j'ai fait fort cette semaine avec mon Time Edge Translink de Mâcon à Vesoul via Lons le Saunier. Le point de non-retour a presque failli être atteint dans ma chambre pour handicapés d'un hôtel de Lons, l'autre ville du néant de la Franche-Comté. Le premier restaurant étant situé à quatre kilomètres de mon dortoir, j'ai eu la mauvaise idée de commander une calzone infecte que j'ai rendu sur Tottenham - Milan, un match aussi digeste que ma pizza jurassienne pour tout dire !
Depuis peu, je découvre un nouveau problème dans ma vie de champion. Je bosse tellement peu que je me fais parfois chier. A tel point que je me sens obligé d'aller pédaler chez les bouseux pour préparer mes courses mythiques... pendant que le Rodj' tourne des pubs légendaires à Los Angeles pour la dernière Mercedes Bientz, assiste à un match des Lakers en compagnie de Pete Sampras ou passe des soirées VIP avec Gwen Stefany... mais shut faut surtout pas le dire à Mirka qui pouponne farouchement pendant ce temps-là, seule activité dans laquelle elle excelle en tant que bonne mère de famille !
Non, la vie est parfois injuste entre nantis. C'est pour cette raison qu'à partir d'aujourd'hui j'ai décidé de prendre mon destin en main, enfin ma Visa Gold, pour me rendre en Californie. Je suis à Palm Strings, euh Palms Springs jusqu'à vendredi pour suivre le premier Masters 1000 de l'année : Indian Wells !
Je ne remettrai les pieds en France que samedi prochain pour une Flo Party qui s'annonce dantesque. Car oui, le plus célèbre golden boy du tout Paris vient enfin de rentrer de Megève avec son Hummer rose. Il sera resté en tout six semaines là-bas à skier et à boire. A skier et surtout à boire. D'ailleurs, il a passé les deux dernières semaines aux hôpitaux du Mont Blanc en phase de coma éthylique. La légende dit qu'il aurait été réveillé par une fellation d'une ravissante savoyarde, une certaine Tessa Worley, grande spécialiste de slalom géant dans la région. A ce sujet, je n'ose même pas imaginer comment elle a dû slalomer pour réveiller le géant du Flo...
Bref tout ça pour te dire que je serai bien chaud pour le départ de mon Paris - Nice le lendemain matin de la Flo Party. Huit heures de fête avec mes potes, huit heures de baise avec Anasta-Pute avant huit heures de vélo avec le Time Edge Translink, tu assisteras là en direct sur Eurosport au premier grand huit de la saison du Kaiser... en attendant le Dauphiné et le Tour de France !
Mais d'ici là, je suis aux States et je compte passer du bon temps sans penser à ce premier grand rendez-vous de l'année. Mon pote Marc Rosset me rejoint d'ailleurs demain directement de Tripoli. Il a finalement renoncé à ses ambitions en Libye, par peur que la démocratie kadafienne ne déclare la guerre à la dictature suisse : sagesse quand tu nous tiens ! La perspective de revoir notre pote Rodgeur en Coupe Davis dès juillet prochain ayant également pesé dans la balance...
En parlant de Coupe Davis, je ne sais pas si tu as suivi le week-end hitchkokien ou melzerien de l'hangar numéro 3 de l'aéroport de Vienne. Putain, c'était chaud bouillant mon pote. Aussi chaud que le string de Marla Singer ou l'iPhone de Jenni Moström. Pour des raisons diplomatiques, je n'avais pas fait le déplacement là-haut et je crois que bien en a été pour l'équipe autrichienne. Car si j'avais passé le week-end dans le fameux terminal, j'aurai tout simplement pété les plombs, à l'image de mon frère en état de crise avancé dans son canapé devant la nouvelle mésaventure psychologique de Gillou Simon le dimanche !
Deux possibilités si j'avais été à Vienne la semaine dernière. Soit je la jouais soft à la Tom Hanks dans le Terminal en sifflant juste Mirna Jukic en tribune, la Catherine Zeta-Jones de Jürgen Melzer. Soit je me prenais pour Al Pacino dans Scarface en buttant directement sur le court ce même Jürgen Melzer au lance-roquettes, tellement ce dernier a été insupportable pendant tout le week-end ! Dans les deux cas, je pense avoir bien fait de shunter ce premier tour à l'image de cette pleureuse de Ritchie Gascouille. A ce propos, je me dis que bien lui en a pris aussi car Jérémy Chardy a été énorme en gagnant ces deux simples et surtout ce dernier point décisif au bout de la nuit...
Il en était de la survie mentale de mon frère qui hystérique dans un bowling branché de la capitale à piquer le Black Berry de ma copine Cruella pour poster sur mon fuckbook : "Il aurait mérité de prendre 2 fois 3 sets le putain de Melzer ! Et sa préparation, "je ne fais pas Dubaï, je me prépare dans mon hangar à la con, je savais que Monfils serait blessé, 3 matchs de 4h même pas peur, je suis chaud, [...]" -> bah Madame Soleil, tu remballes et tu vas te faire torcher au 1er tour d'Indian Wells et de Miami, ça va te dégonfler le ballon !"
Que dire après ça si ce n'est à la prochaine sur mon blog à la con...