Ça y est, on y est ! Au terme d’un match d’une pauvreté affligeante, la France s’est qualifiée pour sa troisième finale de Coupe du Monde. Comme 24 ans plutôt, nous retrouverons l’épouvantail néo-zélandais sur ses terres. Mais contrairement à 1987, point d’exploit en demi-finale, et encore moins d’essai du bout du monde à la Serge Blanco. Non juste un tout petit match contre des gallois rapidement réduits à 14 après une faute grossière de leur capitaine Sam Warburton. Tétanisés par l’enjeu, nos bleus ont complètement déjoué pendant 80 minutes. Et ils ne doivent leur salut que par la maladresse du jeu au pied gallois et leur défense de fer marquée d’un état d’esprit irréprochable. Au diable la manière ! Nous passons en finale uniquement au mental. Et c’est ce qu’il y a de nouveau par rapport à nos deux précédentes finales où nous avions toujours réalisé une demi-finale surréaliste. En 1987 contre les Wallabies. En 1999 contre les Blacks. Alors si gros match il doit y avoir, nous le gardons au chaud pour dimanche prochain à l’Eden Park d’Auckland afin de soulever notre première Coupe du Monde…
Mais ne tombons pas dans l’euphorie après cette purge contre les gallois. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas comment peut-on envoyer si peu de jeu en demi-finale de Coupe du Monde mais bon qu’importe à vrai dire. Marc Lièvremont, un type que je ne porte vraiment pas dans mon cœur, avec sa moustache de has-been et son mental à faire pâlir n’importe quel pouf de Secret Story, l’a fait. Comme un certain Raymond Domenech au football en 2006, il a réussi à mener la France en finale d’un Mondial malgré un taux de popularité au plus bas. Malgré une absence totale de projet de jeu aussi. Et il est à deux doigts d’être porté en héros national sur les Champs-Elysées s’il réussit une nouvelle entourloupette le week-end prochain contre les danseurs de haka…
Alors ne boudons pas notre plaisir et profitons au maximum de cette semaine avant la finale explosive de dimanche matin ! Oublions momentanément ce blaireau de François Hollande exultant comme s’il avait gagné la présidentielle 2012, ce connard d’Andy Meuhray croyant avoir remporté son premier Majeur après son triplé asiatique Bangkok – Tokyo – Shangaï et cette gamine de Marla Singer paradant en rockstar dans la Ford Mustang de son nouveau boyfriend ! Le big match est pour dans six jours à 10h00 alors rendez-vous dimanche à l’aube dans la capitale pour se mettre la plus grosse race de notre vie !