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  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 14:59

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Je me souviens d'une phrase de mon pote Contador l'hiver dernier : "Si tu te mets de l'AICAR dans les veines amigo, tu pourras courir 20 000 kilomètres et les trois Grands Tours en une saison ! Tu devrais essayer." Je n'ai évidemment jamais ingurgité cette substance révolutionnaire mais je suis bien en position de finir 2013 avec 20 000 bornes au compteur et une ribambelle de courses mythiques dans la poche ! Alberto serait-il voyant ?

Et les trois Grands Tours ? J'étais justement avant-hier à Paris, au Palais des Congrès, pour la présentation du Tour de France avec la moto de Pinto et tous les politicards véreux de la planète cyclisme ! Je remercie d'ailleurs Christian Prudhomme de m'avoir enfin invité à son show lowcost. Il aura quand même fallu attendre cinq ans et que je démonte deux Tours, une Vuelta et un Giro pour recevoir une accréditation de sa part...

Je me suis donc pointé Porte Maillot avec les deux membres les plus influents de la fondation Livestrong. Si Doug Ulman est rentré sans le moindre problème, il en fut tout autre pour notre ami Lance. Fringues dégueulasses et casquette vissée sur la tête à la Leonarda, le boss s'est faufilé incognito dans la salle de presse comme dans la légende du sport : par la porte d'effraction ! Et lorsque Prudhomme a tenté un jeu de mot douteux sur le boss en fin de conférence, ce dernier s'est levé comme un seul homme devant deux mille spectateurs médusés : "Salut à tous, je vous annonce que je serai bientôt de retour en France pour que vous puissiez venir me sucer la bite sans modération comme lors de mes sept années de régence. A l'année prochaine, bande de clochards !"

Si les propos ridicules de l'autre attardé mental de Patrice Evra n'ont choqué aucun responsable des instances sportives dimanche dernier, les mots de Lance sont eux très mal passés. Un peu comme un shoot aux amphets sur une transition en triathlon ! Les molosses de la sécurité se sont jetés sur mon patron pour l'extirper sans sommation du Palais des Congrès...

Tout est rentré dans l'ordre une fois ce petit incident clos. J'ai rejoint alors le box des coureurs professionnels. Mais Alberto avait déjà déguerpi depuis longtemps : "Je ne parle pas à ces journaleux de franceses." Comme son adversaire Froomey : "Désolé mais je pars m'injecter des corticos pour soigner mon mal de dos."

Il ne restait donc plus que nos gentils petits coureurs français dont la star montante Romain Bardet. Le mec est un intello sympathique et affable, ce qui est assez rare dans le milieu. Il faudrait cependant qu'il fasse un peu attention à son maquillage dans ce genre de représentation scènique. Car je ne veux pas balancer mais on voyait un peu tous les boutons qu'il portait sur la gueule, symptôme des premiers effets indésirables de tout le kérosène qu'il doit s'envoyer pour mener à bien sa carrière de coureur cycliste ! Oui, Roro, ça serait cool si tu n'avais pas dans quelques mois à subir les mêmes foudres que ton ex-meilleur pote Steve Houanard que tu as descendu sans la moindre pitié dans la presse à cause d'une erreur de dosage à l'EPO...

Je me suis ensuite moi-même confié à la presse spécialisée. Les mecs ne comprenaient pas pourquoi je préférais courir le Giro et la Vuelta au Tour. Qu'en Italie et en Espagne, j'étais la superstar que tout le monde s'arrachait quand il m'aurait fallu 10 Tours de France pour obtenir un dixième de cette reconnaissance de l'autre côté des Alpes et des Pyrénées...

En sortant de ce parc d'attractions, j'ai reçu un scoop de l'archipel d'Hawaï ! Ma copine Leonarda, aussitôt débarquée à Maui, a donné une interview pour le moins surprenante au seul média français présent sur place : "En arrivant ici avec tous ces champions, j'ai enfin réalisé que j'étais une sportive bidon. Une fille qui ne comprenait rien à rien. Une vénale qui a racketté 3500 euros à ses amis en toute impunité ! Je m'excuse auprès des gens dont j'ai abusé... Le Mondial ici sera la dernière course de ma carrière. Dès lundi, je m'affalerai sur une plage en oubliant l’âpreté de mes trente heures d'entraînement mensuel. Qu'est-ce que je ferai après ? J'envisage de rester aux Etats-Unis car ici tous les rêves sont permis. Continuer à ranger des Adidas dans des rayons de supermarché comme faire de la mécanique dans un garage ou encore mieux ouvrir ma propre société de pizzas... Beaucoup de gens disent que j'ai grossi ces derniers mois ? C'est vrai mais je suis enceinte d'un grand champion cycliste. Cette grossesse a précipité cette décision d'arrêter..."

Un nouveau petit Bientz va donc éclore ces prochains mois à la surface de la Terre. Cela sera le cinquième en cinq ans. Tu te demandes certainement si je suis paniqué en apprenant une telle nouvelle. Avec l'expérience, je dirai que non. Moi, je ne reconnais que les Grands Tours que je fais, pas les petits bébés ! Et que celui-ci sorte du bidon de Leonarda ne change rien au business...

Car oui, sache que je reste Thierry Bientz. Ce mec qui ne va aux States qu'une fois par an mater l'US Open. Ce chico qui ne chasse que les plus grandes courses du monde. Ce ragazzo qui ne vit que pour marquer l'histoire du cyclisme. Cet incredible man qui va courir les trois Grands Tours en 2014 ! Alors Leonarda, sa grossesse, sa retraite, ses Adidas, son Decathlon et ses pizzas au fromage, j'en n'ai juste jamais rien eu à branler ! Encore plus que jamais ce soir...

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Published by Fangio
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