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  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:47

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Revenu de Milan et de son triomphe au Giro d'Italia, Thierry Bientz s'est confié ce jeudi au Palais Ominisports de Paris-Bercy en marge du dernier Masters 1000 de l'année. Sans langue de bois, il a parlé de ses rêves, ses vélos, ses amis et de la suite de sa carrière...

1) Les trois Grands Tours
Je regarde le Tour depuis 1996, la Vuelta depuis 1999 et le Giro depuis 2003 alors courir les Grands Tours m'obsède depuis une bonne dizaine d'années. Quand j'ai bouclé le Giro l'an passé à Turin après mes deux Tour de France et la Vuelta 2012, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'était à pouvoir mourir tranquille. J'ai fini la saison en boulet de canon avec 21 000 kilomètres et 256 cols. Comme j'avais franchi un cap, je me devais de me lancer dans le défi ultime dès 2014 : courir les trois Grands Tours la même année ! Milan pour moi représentait le bout du tunnel. Un tunnel long de cinq mois entamé à la mi-mai d'Anoeta. Du Pays Basque à la Lombardie, le chemin aura été long et tortueux. Je n'ai jamais été royal. Mais je n'ai jamais cessé de me battre pendant ces huit semaines sur les routes d'Europe pour préserver ce rêve aussi fou que rare. Les gens qui connaissent le cyclisme savent ce que cela représente. Pour moi, c'est l'exploit absolu...

2) Les 3000 kilomètres d'octobre
Je n'avais jamais réussi à rouler autant sur un mois civil. Mes Tours de France à 3000 bornes se chevauchaient toujours sur deux mois alors ce record me manquait. Ce soir, je l'ai et ça me rend très fier. Parce que rouler 22 jours à 135 kilomètres de moyenne par jour, ce n'est pas rien. J'en suis à 19 000 kilomètres et 132 cols cette année en 10 mois, ce n'est pas mal non plus pour un gars à temps complet avec un hobbie et une ragazza straodinaria...

3) La suite en Grand Tour
J'en suis maintenant à 7 Grands Tours en 6 saisons. Les journalistes disent qu'il y a match avec mon ami Alberto Contador qui en est à 8 même si l'UCI lui a enlevé 2 pour mauvais dosage. Mais battre Alberto n'est pas ma priorité puisqu'on s'entraîne souvent ensemble en Espagne et que je m'entends très bien avec lui. Moi, je vise plutôt les 11 Grands Tours de Merckx ou les 17 Grands Chelems de Federer...

4) Les 24 heures non-stop
C'est mon nouveau projet. Je reviens sur la larga distancia après plus ou moins neuf ans d'absence. J'avais réussi 407 kilomètres de Cély à Nantes le 15 juin 2006 sur un vieux Giant TCR. L'an prochain, j'aurai une toute nouvelle machine spécialement conçue pour ce record. Cela sera un BMC Team Machine SLR01 sur lequel on greffera des Mavic R-Sys SLR. Cela fera un vélo à 6.5 kg. Les gens me demandent pourquoi je passe chez BMC ? Je suis plus ou moins dans ce team depuis maintenant deux ans. Mon Time est en bout de course donc il me semble normal que je passe sur une machine de la fondation comme Cadel Evans ou Doug Ulman...

5) Tejay Croissot
Tejay a monopolisé l'attention ces dernières semaines en bouclant l'Embrunman puis en participant la semaine suivante aux qualifications de l'US Open. Tout cela lui a donné beaucoup de confiance et je me dois de reconnaître qu'il m'a mis la misère la semaine dernière dans les Alpes. Après, il faut relativiser. Tejay était à son maximum quand moi je rentrais asphyxié du Giro. De plus, il se sent pousser des ailes depuis qu'il s'entraîne avec Bernard, un blaireau rencontré dans sa rue une nuit pas faite comme les autres. Son point faible, c'est qu'il fricote depuis peu avec une belle roumaine de la City genevoise. Ma seule chance, c'était donc qu'il la ramène chez elle pour la faire danser toute la nuit. Malheureusement cela ne s'est pas produit et le lendemain j'ai regretté ses produits dans la Forclaz...

6) Cadel Evans
Cadel a réalisé une saison correcte pour un vieillard. Il a gagné le Tour du Trentin, porté le maillot rose au Giro pendant une semaine avant de finir septième de cette même course. En courant mieux, il aurait pu gagner l'étape de Montecassino mais il n'a plus ses jambes de 2011 quand il larguait au train Contador dans le Galibier. Sa fin de saison a ressemblé à un long chemin de croix en Espagne parce qu'il avait perdu la motivation avec son déménagement en Australie. Je pense réellement qu'il fait le bon choix en décidant d'arrêter sa carrière après le Tour Down Under 2015. Il m'a déjà confié qu'il voulait se reconvertir dans le triathlon pour doser avec Tejay Croissot la célèbre loute, cette débile mentale en transition qui se balade quelque part entre la Chine et le Canada...

7) Paris-Bercy
Je suis ici en tant que simple observateur. Federer fait une énorme fin de saison mais à jouer sur tous les tableaux (la place de numéro un mondial comme la Coupe Davis), il prend le risque de tout perdre. Djokovic s'est marié, a eu son premier enfant avec sa greluche de Jelena, c'est normal qu'il soit un peu moins taquet en ce moment. Je pense malgré tout qu'il finira l'année numéro un mondial car cela lui tient particulièrement à cœur. Après, rien n'empêche que Federer redevienne numéro 1 l'an prochain. Le Maître réalise une saison immense avec 5 titres et 10 finales. Il lui manque juste un Grand Chelem cette année. Mais s'il gagne la Coupe Davis dans un mois, cela comblera facilement ce manque. Avec Wawrinka qui ne met plus un pied devant l'autre et sur terre battue, la mission s'annonce cependant ardue face à nos français affamés...

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Published by Fangio
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