Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...

Recherche

2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 23:32

mel-singer.jpg

 

Désolé mec de ne pas avoir donné trop de news ces derniers temps mais j'étais en opération commando dans le 13. J'ai dû régler quelques petits problèmes avec mon ami Ghost Rider dans les quartiers nord déchirés de Marseille. On l'a joué façon ultras indépendants. C'était du grand n'importe quoi, et entre deux attaques de cités à l'arme de guerre, ce grand malade de Ghost m'a fait une confession des plus surprenantes. Avant de liquider Marla Singer sans sommation l'hiver dernier pour le compte d'une organisation secrète, il l'avait rencontré plusieurs fois dans un bar canardé du 18ème arrondissement de la capitale. Le but de ces entrevues ? Recueillir les témoignages de Marla sur sa vie, ses rêves, son oeuvre... c'est-à-dire le néant !

Tout cela devait servir à la sortie d'une autobiographie intitulée : Marla Singer, portrait d'une allemande à Paris ! Les confessions de cette tripoteuse d'iPhones étaient bien évidemment sans intérêt en dehors d'un long paragraphe sur ma personnalité déjantée. Et voilà que Ghost Rider se décidait enfin à me dire ce que Marla lui avait confié à mon sujet : "Bientz était un mec fou. Il m'appelait Marla comme la grosse débile du film Fight Club. Une folle hystérique toujours en train de fumer des cigarettes. Au début, je parlais avec lui parce que c'était quelqu'un qui avait toujours quelques chose d'intéressant à raconter. Même si parfois il tenait la jambe un peu trop longtemps. Il voulait sortir avec moi mais moi je ne sors pas avec des puceaux. Après que je l'ai rembarré, il s'est mis à dire que j'étais une salope. Il a balancé sur les réseaux sociaux qu'il regrettait de ne pas avoir pu coucher avec moi. Il est devenu vraiment fou. Si je le croise demain et que je suis toute seule, je crois que je crierai. Je crois que je crierai très fort..."

Inutile de te dire que le déballage post-mortuaire de cette gamine écervelée m'a fait rigoler comme jamais. Cette Marla avait vraiment trop la confiance quand elle s'avançait sur le fait que j'étais puceau. C'est vrai qu'à l'époque je n'étais pas encore à trois chiffres comme aujourd'hui mais quand même... Et si j'étais monté dans son appartement déchiré de la rue de Paname comme Tyler Durden l'a fait à de nombreuses reprises pour tourner des films pornos, crois-moi que je l'aurai fait crier bien plus fort que si elle m'avait croisé Porte de Clignancourt avec son chien débile. Son couplet sur ma folie est assez ridicule aussi. Sache que je ne lui ai jamais mis un AK-47 sur la jambe pour la sauter. D'ailleurs, la première fois que je l'ai vu, je n'y songeais même pas. Elle était tellement fausse, immature et déprimée qu'elle aurait fait peur à un iranien en QHS depuis dix ans. J'ai en réalité tout de suite compris qu'elle était superficielle, voire insignifiante...

 

Après, comme avec beaucoup d'autres, elle a fait son allumeuse. J'ai alors modifié mon comportement dans le noble but de la démonter. Mais Marla n'a jamais été rien de plus qu'une pétasse de quatrième catégorie comme on dirait au Tour de France. La meuf que tu gravis en apnée sans galérer le moindre instant ! Balancer que j'étais fou, c'était un terrible aveu de faiblesse de sa part. Car en vérité, elle a toujours eu peur de moi parce que je dégageais cent fois plus de puissance que les autres blaireaux de Téhéran. La dernière chose qu'elle a d'ailleurs faite avant de crever, c'est justement de m'embrasser sauvagement sous l'emprise de drogues ! Comme quoi cette crâneuse disait bien n'importe quoi...

Mais Marla étant sous la dalle depuis six mois, revenons à nos moutons contemporains ! Sache qu'en marge de mes virées nocturnes marseillaises, j'étais ces derniers jours dans les Alpes à casser des cols. Comme j'ai foutu un bordel pas possible le 15 août à Embrun, la fédération française de triathlon n'a rien trouvé de mieux que de m'infliger deux ans de suspension. Problème, ces blaireaux ne sont pas au courant que je ne fais pas de triathlon, et encore moins de compétition ! Donc ma suspension est caduque. C'est un peu comme lorsque j'avais montré mon cul à la flicaille genevoise dans le col de Joux-Plane en mars 2012. Ces abrutis du bout du lac m'avaient interdit de passage en Romandie mais cela ne m'avait pas empêché de démonter Thonon - Trieste en juin et... Celine Schäerer en septembre, une des nombreuses petites amies de Marc Rosset, qui représentait là mes débuts réels dans le milieu du triathlon !

Aussi, pour rester dans le rythme de la délinquance, je suis allé bordéliser l'avant-dernière étape du Tour de l'Avenir. J'ai retrouvé à cette occasion un certain Doug Ulman. Doug est un grand malade que j'ai rencontré cet hiver à Barcelone. Il est président de Livestrong, la fameuse fondation de l'ami Lance. Pour promouvoir la lutte contre le cancer, il s'est mis en tête de recruter des grands sportifs de l'ombre après la radiation à vie d'Armstrong. Le réseau de Doug est secret, ses connections multiples et il continue de bosser en off avec le boss texan. Il paraîtrait même qu'un certain Nasser avec deux S comme dollars du PSG, et non avec un C comme centimes du RER. lui mange quotidiennement dans la main...

Toujours est-il que Doug et Lance ont vu mon show à Embrun avec Zamora et les autres transporteurs d'oxygène ! Ils ont tellement été ébahis par ma prestation dans l'Izoard qu'ils veulent me recruter chez Livestrong ! Comme Doug est une sorte de mafioso, un type avec qui il vaut mieux être que ne pas être, j'ai naturellement accepté. Ce dernier m'a donc convié dans sa résidence tertiaire de Morzine avec une idée fixe : faire gagner ma copine Leonarda à Châtel au Tour de l'Avenir devant tous les jeunes scooters des années 1990 ! Je l'ai immédiatement mis en garde : "Leonarda zigzaguait l'autre jour dans l'Izoard avec un vélo incroyablement léger. Crois-moi qu'elle est davantage douée pour envoyer du rêve dans la presse bidon que les watts dans la montagne mythique !" Doug ne fut pas effrayé outre-mesure : "Je sais mais j'ai un plan. On va truster son B'Twin de poulpie contre un Trek motorisé du patron et je t'assure que ça va tout changer". Ce taré de Doug avait raison. Le soir-même, nous avons chronométré Leonarda dans l'ascension de Joux-Plane. Si elle n'a pas montré son cul comme moi à la Tribune de Genève, elle a explosé de trois minutes le temps de Nairo Quintana établi ici-même au Dauphiné 2012 ! Bon pour le plongeon derrière sur Morzine, on repassera. Car débridée ou pas, Leonarda descend toujours moins bien les cols que les pizzas...

Vendredi, nous avons donc fait l'intégralité de l'étape Morzine - Châtel derrière les coureurs du Tour de l'Avenir. Leonarda voltigeait avec son Madone trafiqué. Sous la pancarte des cinq kilomètres, je l'ai replacé en tête du peloton des favoris, ce qui provoqua les rires sarcastiques des jeunes rosbeefs gonflés à l'AICAR de leur modèle Froomey. Ces derniers ont cependant moins rigolé quand Leonarda a démarré sous la flamme rouge au plus fort de la pente. La petite a gagné avec plus de dix secondes d'avance sur Simon Yates à Châtel, ce qui généra une incroyable confusion sur la ligne d'arrivée !

Jean-René Godart saisit l'occasion pour se ruer vers elle : "Vous avez un très beau maillot et un très beau visage ma chère demoiselle. Vous préparez ici les Mondiaux de Florence ?" Leonarda légèrement embarrassée par la présence du célèbre mollusque de France Télévisions répondit : "Euh Maui". Jean-René pris ça pour un oui et en rajouta une couche : "Avec ce beau vélo Trek de mon ami Lance, je suis sûr que vous gagnerez à Florence. Voici ma carte de presse si vous souhaitez dîner avec moi..." C'est alors que Doug coupa court aux avances du vieux pervers : "Leonarda est avec nous Jean-René. Lance m'a d'ailleurs dit de te filer ça pour cette nuit. C'est moins glamour qu'une jeune cycliste mais c'est toujours mieux que rien pour ton chibre". L'offrande de Doug n'était autre qu'une chèvre de la vallée d'Abondance. Pauvre petite bête innocente...


Le soir, nous avons tous les trois mangé avec l'équipe américaine. Les mecs se perfusaient à table entre le fromage et le dessert, ce qui choqua profondément Leonarda. Doug la déstressa immédiatement : "Bienvenue dans le sport de haut niveau ma belle ! Tu verras qu'avec ça, tu récupèreras bien plus vite qu'avec tes barres Aptonia. Si tu intègres notre fondation, je te promets que tu vas gagner trois heures sur les Ironmen. Passé en 23ème page de la Provence, c'est bien mais Lance vise la une du New York Times avec toi ! Tu négocieras ça prochainement avec lui à Manhattan". Rendez-vous est donc pris dans la ville où tout se passe ! En espérant pouvoir assister à un premier Federer - Nadal à Flushing Meadows...

Partager cet article

Repost 0
Published by Fangio
commenter cet article

commentaires