Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...

Recherche

1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 13:31

Zamora-Alpe---Copie.jpg

 

J'aurai préféré te montrer une photo de moi au Queen avec ma copine en petite tenue mais comme cette dernière m'a largué, je n'ai rien d'autre à te proposer que Marcel Zamora avec moi sur les pentes de l'Alpe d'Huez...

Comme tu veux tout savoir, sache que je ne suis plus avec Emma. Je me doutais que franchir le cap des six semaines serait des plus compliqués en ces temps consacrés à défier l'histoire du cyclisme. J'ai fracassé 98 cols et près de 2600 kilomètres en juillet. A ceux qui balançaient derrière leurs pseudos débiles sur la toile que Kaiser Bientz était incapable de boucler deux Grands Tours à l'eau claire la même année, je crois que je viens de leur donner un premier élément de réponse ! Et sans prendre trop de risque, je peux d'ores et déjà t'annoncer que je courrai au moins deux Grands Tours l'an prochain. Une deuxième Vuelta a España est d'ailleurs en pourparlers du côté de Madrid. En attendant mieux...

Sinon Emma a déconné. Comme si me larguer comme une merde ne lui suffisait pas, elle a donné rencard à mon pote Ghost Rider dans un restaurant parisien le lendemain de notre séparation. J'ai alors reçu un sms savoureux de mon motard préféré : "Contre toute attente, la pétasse du krav m'a recontacté. Je vais manger avec elle ce soir au Patio des Champs. Si elle fait encore son allumeuse, je t'assure que je vais l'allumer moi aussi !"

Cette soirée sentant la braise, je n'ai pu m'empêcher de m'incruster au numéro 26 de la plus belle avenue du monde en parfait incognito. Ghost Rider était là, exceptionnellement sapé comme un prince, avec son étui de guitare. Et Emma crânait comme d'habitude en parisienne dans son ample robe de soirée. Pendant une bonne mi-temps, j'ai d'ailleurs cru que Ghost allait conclure. Ce qui m'aurait fait extrêmement plaisir car j'ai toujours aimé partager mes plans avec mes potes. Et aussi parce que cela aurait préservé l'intégrité physique d'Emma qui n'est somme toute pas une fille vraiment méchante...

Manque de bol pour cette dernière, elle en a trop fait en crampant Ghost au moment de l'addition : "En fait, j'ai déjà un mec et tu n'es pas vraiment mon genre." Ce dernier perdit alors son calme naturel en ouvrant son étui de guitare tout en hurlant à la Tony Montana : "Tu sais qui je suis moi sale p*** ? Je suis Ghost Rider et je t'enc*** !" L'AK-47 se mit alors à siffler comme jamais dans le Patio. Une trentaine de balles dans ses nibards plus loin, une vieille assise sur la table en face traita Ghost de psychopathe. Grave erreur puisque celle-ci se fit liquider de la même façon. Le célèbre gangster de la capitale s'enfuit alors comme à son habitude : à fond en wheeling sur sa GSX-R 1000 ! Entre nous, j'ai trouvé tout cela un petit peu excessif...

 

Abandonné par  Emma, j'ai pu me reconcentrer pleinement sur le cyclisme. Comme tu sais, en juin dernier, j'avais reconnu avec Purito Rodriguez le chrono Embrun - Chorges du Tour de France que l'AICAR de Chris Vroom Vroom a ensuite écrasé. Et j'avais rencontré à cette occasion un certain Marcel Zamora qui m'avait dit en off : "Si quieres estar de mi equipo en el Embrunman, debes pasar la prueba del Alpe d'Huez". Sous-entendu que je devais monter les 21 virages avec lui sans me faire décramponner...

Le 28 juillet dernier était donc le grand jour. J'ai retrouvé Marcel au Bourg d'Oisans sur les coups de 15 heures par 30 degrés et 45 néerlandaises à l'ombre. Celui-ci s'était déjà enfilé la Croix-de-Fer et le Glandon dans la matinée. Il finissait là une journée à 160 kilomètres et 4300 mètres de dénivelé positif. Ce qui me permit de m'accrocher moins difficilement à sa roue. 58 minutes de montée, le cardio fréquencemètre constamment au-dessus des 170 pulsations par minute, les watts développés qui explosent : j'ai tenu bon comme un bobo parisien accroché à sa gonzesse superficielle ! C'était d'ailleurs tellement rude que j'ai fini par vomir juste après l'arrivée face aux Grandes Rousses. Marcel était là tout sourire comme d'habitude : "Eres muy fuerte para un francés que bebe agua. Ganarás el derecho a estar en mi equipo al puerto del Izoard el 15 de agosto. Vale ?" Vale Marcel. Rendez-vous est donc pris dans 15 jours sur le géant du Queyras. Avec le catalan le plus cool au monde. Et assurément le plus fort des triathlètes que j'ai eu la chance de rencontrer...

Partager cet article

Repost 0
Published by Fangio
commenter cet article

commentaires