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  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 16:32

Chris-Froome_Contador-2014.jpg

 

Et si la seule chose qui pouvait faire dérailler les plus grands chargés de la plus grande course était le mauvais temps ? En effet, Christopher Froome et Alberto Contador viennent d'abandonner le Tour de France 2014 sur chute avant même les grandes étapes de montagne. Le duel tant promis depuis des mois par cet imbécile de Thierry Adam n'aura donc pas lieu...

Au-delà de la désillusion logique de ces deux champions, on pense aux millions investis depuis cet hiver par leur team respectif pour qu'ils remportent la plus grande course du monde. Stages en altitude, tests du matériel, stratégies d'équipe, programmes de dopage...

Abandonner le Tour prématurément quand on a tant œuvré en amont pour le gagner a de quoi foutre sérieusement les boules. Pour Froome, un peu moins que pour Contador, car l'anglais pourra reporter ses ambitions... et ampoules d'AICAR sur la Vuelta ! Pour l'espagnol, salement amoché au tibia, sa saison est malheureusement presque terminée.

La Grande Boucle délestée de ses deux favoris, c'est Vincenzo Nibali qui émerge du chaos. Vainqueur malin à Sheffield, champion royal sur les pavés du nord puis grimpeur surpuissant dans la Planche des Belles Filles, en témoigne son sexe grandement excité sur le podium protocolaire hier, le requin de Messine a fait le ménage cette première semaine. Lui, qui a déjà gagné la Vuelta 2010 et le Giro 2013, vise le dernier Grand Tour qu'il manque à son palmarès. Pour cela, il bénéficie d'une armada puissante toute acquise à sa cause. Dirigée de plus de main de maître par un certain Alexandre Vinokourov, l'homme au-dessus de tout soupçon...

Pour l'empêcher de remporter les trois Grands Tours, il ne reste plus grand monde. Richie Porte, Alejandro Valverde, le maltempo et quelques français tout au plus. Pour le premier, il a connu un début de saison pourri à l'instar de son leader Chris "Caddyman" Froome, en référence à sa gestuelle horrible sur un vélo proche d'un trisomique poussant un chariot de supermarché ! Mais si le caddy était rempli de produits dopants pour l'anglais, il se peut que celui-ci en soit tout autant pour l'australien. Surtout maintenant que Froomey soigne ses poignets dans un hôpital londonien...

Pour le second, il se bonifie avec le temps comme le bon vin. Alejandro "Piti" Valverde grimpe plus vite aujourd'hui à 34 ans qu'avant sa suspension de deux ans pour son implication dans l'affaire Puerto. Mais bon, dans ce cyclisme moderne post-EPO, il est devenu fréquent de mieux marcher à l'approche de la quarantaine que dans la force naturelle de l'âge. Vous n'avez qu'à demander à Chris Horner, 43 ans, que son leader Rui Costa, de 15 ans son cadet, a du mal à suivre dans les cols...

En outre, Valverde a tout axé sur le Tour cette année. Il s'est chargé comme un cochon en mai avec ses gregarios dans la Sierra Nevada. Et il y a fort à parier qu'il sera au top dans les Pyrénées la semaine prochaine, si près de son pays et des produits qui vont bien. Ces derniers étant aussi programmés pour marcher à la Vuelta, le murcian vise un pic de forme de deux mois comme très souvent. Cela s'appelle la technique espagnole partagée par l'excellent Purito Rodriguez, en rodage sur ce Tour mais déjà meilleur grimpeur à la sortie des Vosges...

Et nos petits français dans tout ça ? Ils apprennent vite et bien. J'exclus de cette analyse bien évidemment Pierre Rolland trop limité intellectuellement pour savoir qu'il est impossible de faire le général du Tour en juillet après avoir fait celui du Giro en mai. Pierrot, miraculeux quatrième en Italie dans la roue du sherpa Quintana, pensait pouvoir rivaliser avec les meilleurs sur cette Grande Boucle. Dans l'euphorie générale, il a même annoncé au départ d'Angleterre pouvoir gagner le Tour d'ici deux ans. Mais avant de s'injecter les derniers produits révolutionnaires dans les veines, l'orléanais ferait bien de se payer un coach ou un cerveau, voire les deux à la fois...

Quant à Bardet et Pinot, ils continuent leur belle progression. On est davantage surpris par le second que par le premier tant l'auvergnat grandit à pas de géant. Il faut dire que Romain est dans un top team contrairement à Thibaut qui roule dans une équipe de charlots. Un groupe qui voit le cyclisme comme un jeu de hasard dirigé par un hystérique en manque constant d'amphets depuis qu'il n'est plus coureur, le célèbre Marc Madiot !

Bardet débarrassé de son leader colombien Betancur, l'homme qui grimpe aux arbres le temps d'une course (Giro d'Italia 2013 comme Paris-Nice 2014) avant de rentrer se shooter au pays, a décidé de lâcher les freins cette année. Tant pis pour son coéquipier JC Péraud, lui aussi très fort sur le tard, avec lequel il semble faire équipe. Ce Tour de France est à 23 ans déjà pour lui. Et il y a fort à parier qu'on le retrouve dans dix jours sur le podium à Paris entre lo squalo Nibali et el imbatido Valverde...

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Published by Fangio
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