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  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 10:59

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Deux mois jour pour jour après son abandon sur le Tour de France et sa fissure du plateau tibial, Alberto Contador a remporté la Vuelta 2014 à l'issue d'un dernier contre-la-montre dans Santiago de Compostela. De sa chute dans les Vosges à sa résurrection en Espagne, El Pistolero sera passé par tous les états cet été. Rencontre avec l'homme aux huit Grands Tours à son arrivée en Galice...

Trois Vueltas en autant de participations, bordel de merde...
C'est vraiment incroyable quand on pense qu'il y a deux mois je marchais à peine. Je pense toujours à une phrase : des experts m'ont dit après ma chute dans le Tour de France que je n'aurais pas le temps de récupérer mais j'ai tout fait pour les contredire. Le jour d'après cet accident, j'essayais déjà de faire des mouvements avec mes muscles. Je ne pensais pas venir à la Vuelta et être en position de me battre pour le classement général mais en trois semaines, j'ai eu le temps de me remettre au niveau...

Quand t'es-tu dis que tu pouvais encore gagner cette année ?
La première fois que je me suis dit que la victoire était possible, c'était à Valdelinares (9e étape). Jusque-là, j'avais eu du mal mais j'ai eu la chance de toujours avoir le soutien de mon équipe qui m'a supporté dans des moments clés, par exemple le jour des bordures (4e étape). Puis le contre-la-montre de Borja a changé ma vision de la course puisque j'ai pris le maillot de leader après l'abandon de Quintana.

Tu n'avais pas ici ta garde rapprochée qui avait déjà beaucoup donnée au Giro et au Tour (Roche, Rogers, Majka). Avec elle à tes côtés en montagne, tu aurais gagné avec cinq minutes d'avance ?
Je ne sais pas. C'est vrai que mon équipe était dépourvue de grimpeurs cette année mais j'avais quand même de solides rouleurs avec moi. La Vuelta est davantage une course de côtes que le Tour. Les étapes sont plus courtes. C'est moins difficile à contrôler...

Tu es fort dans le sens que tu as parfaitement profité du travail des Sky, Movistar et Katusha pour mieux les flinguer à Somiedo et Ancares...
Oui. Quand tu n'as pas une grosse équipe, c'est toujours la meilleure stratégie. Froome, Valverde et Rodriguez croyaient qu'ils pouvaient me battre en m'isolant. Mais à la pédale, dans les pourcentages, j'ai toujours été le plus fort. Pour me faire tomber, ils auraient dû attaquer comme moi de loin en 2012. Mais il faut des cojones pour tenter ça et ils avaient probablement peur de tout perdre.

Cette victoire en Espagne est-elle plus forte que les deux autres ?
Mes trois victoires dans la Vuelta sont spéciales. La première en 2008 m'a permis de décrocher la triple couronne (Giro - Tour - Vuelta). La deuxième en 2012, je n'étais pas au top et j'y suis arrivé grâce à une tactique de fou dans l'étape de Fuente Dé. Et puis celle-ci, après ma chute dans le Tour, je n'ai pas pu me préparer comme je le voulais. J'ai survécu au début avant de passer à l'attaque. Gagner contre les meilleurs, c'est ce que j'adore. La grandeur d'une course, on la voit au nom de ses concurrents...

Gagner une Vuelta préparée à l'hôpital au bout du camino de Santiago, c'est également assez unique...
Oui, c'est sûr. Gagner en n'ayant que deux semaines d'entraînement dans les jambes, même avec les meilleurs médecins à mes côtés, je ne m'en croyais pas capable. Tout cela me donne beaucoup de confiance pour la suite de ma carrière...

Quels sont tes objectifs pour la suite justement ?
J'ai un rêve : disputer les trois grands Tours la même année ! Pour 2015, il est un peu tôt pour en parler mais j'ai ce rêve là en tête. J'aimerai l'accomplir avant la fin de ma carrière...

Après deux années de domination sans partage de la Sky, cela doit être sacrément kiffant aussi d'enfin pouvoir les battre...
En 2012, je revenais. En 2013, je n'étais pas bien préparé. J'ai déménagé cet hiver de Pinto à Lugano (traduction : des mains de Fuentes à celle de Ferrari) pour me remettre en question. La victoire de Froome au Tour 2013 a été le coup de grâce. Voir un mec poussé son caddy de supermarché rempli de produits à 450 watts, c'était juste trop pour moi...

Considères-tu avoir gagné ton huitième Grand Tour ce soir ?
Oui, dans le sens que l'on m'a retiré le Tour 2010 pour un mauvais dosage et le Giro 2011 sans la moindre explication...

Tu reprends donc deux Grands Tours d'avance sur moi ce soir...
Oui mais tu me rattraperas un jour si tu t'en donnes les moyens. Nous avons la particularité d'avoir gagné trois Grands Tours en commun (Tour 2009, Vuelta 2012 et 2014). J'ai juste une Vuelta et un Giro de plus que toi ce soir en fin de compte...

Avec cette victoire sur la Vuelta, tu deviens l'égal d'Anquetil. Il ne reste plus que Merckx et Hinault devant toi avec respectivement 11 et 10 Grands Tours...
Oui et crois-moi que je ferai tout pour les battre un jour. Ma retraite n'est pas encore pour demain !

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Published by Fangio
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