Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...

Recherche

9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 23:32


Parce qu'il est un champion unique, parce qu'il est le plus grand coureur cycliste du 21ème siècle, parce qu'il n'avait pas encore gagné cette année, parce qu'il mettra fin demain dans les rues de Madrid à une carrière stratosphérique, Alberto Contador avait décidé de frapper une dernière fois un grand coup sur les pentes du mythique Alto del Angliru.

L'Angliru, ce monstre des Asturies planté à l'ombre du Pico Gamonal, dans la Cordillère Cantabrique, avait déjà propulsé le Pistolero en 2008 vers sa première Vuelta a España, et la triple couronne à seulement 25 ans. Neuf ans plus tard, après avoir attaqué sans relâche pendant trois semaines, en Espagne, pour la dernière course de sa carrière, l'enfant de Pinto a bouclé la boucle de la plus belle manière en s’adjugeant l'étape reine de son Tour national.

Comme en 2016, l'histoire retiendra qu'il finira quatrième de la Vuelta. Le Pistolero présente en effet cette particularité incroyable d'être monté neuf fois sur le podium d'un Grand Tour pour autant de victoires finales. Contador a toujours été l'homme de l'attaque à outrance, un pur grimpeur d'une élégance folle, avec des cojones aussi grosses que celles de Rocco Siffredi, qui préférait prendre le risque de tout perdre pour gagner ! Un champion hors du temps quelque part, un type qui ne finissait jamais deuxième, ni troisième.

Malgré le scandale de la viande avariée en 2010, ses relations sulfureuses tout au long de sa carrière, et l'Opération Puerto, il restera comme le grand champion de la décennie, source d'inspiration de toute une génération en Espagne, et bien au-delà également des frontières ibériques. A voir Enric Mas et Marc Soler se dépouiller dans les derniers kilomètres de l'Angliru, sans aucune chance de l'emporter, pour simplement favoriser la victoire de leur aîné de compatriote, en dit long sur le poids de Contador en Espagne. Et sur le vide qu'il va prochainement laisser dans le monde du vélo...

Alors une dernière fois, merci Alberto pour tous ces moments passés avec toi à vibrer depuis le canapé, directement sur la route, ou l'hiver dans une discothèque de Bilbao entre deux stages d'entraînement. Tu es et resteras l'immense champion qui a donné l'inspiration à toute une génération !

Partager cet article

Repost 0
Published by Fangio
commenter cet article

commentaires