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  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 11:12


Après des années monocordes à essuyer la domination ennuyeuse du tandem Djokovic - Murray, 2017 est vraiment la saison de toutes les surprises avec le retour au premier plan de Roger Federer et Rafael Nadal. On se croirait revenus à la fin des années 2000 tellement ces deux mastodontes dominent de nouveau, de la tête et des épaules, le circuit mondial. En effet, ces derniers nous ont offert une finale d'anthologie à Melbourne, que Roger a brillamment gagné au forceps, avant de s'offrir un nouveau doublé Miami - Indian Wells dans la foulée, en battant pour cela à chaque fois son meilleur ennemi espagnol.

Surfant sur son magnifique début d'année, Federer s'est même permis de faire l'impasse au printemps sur les deux mois de terre battue qu'il n'a jamais affectionnés. Deux mois que Nadal a survolé en remportant la Décima à Monte-Carlo, Barcelone et Roland-Garros.

Avec toute la confiance accumulée en début de saison, associée à la méforme des présumés cadors, Roger réapparaissait donc sur gazon en juin avec l'étiquette d'archi-favori. S'il se faisait surprendre à Stuttgart d'entrée, il matait tout le monde à Halle sans perdre le moindre set.

L'opposition décimée, Rodgeur rêvait d'un très grand Wimbledon, avec en ligne de mire le record du nombre de victoires sur le gazon londonien, devant son idole de jeunesse Pete Sampras. Et, sur les bords de la Tamise, Federer broyait tour à tour en trois sets Dimitrov, Raonic, Berdych et Cilic pour devenir le premier tennsiman à remporter huit Wimbledon.

Si son come-back à l'Australian Open en janvier nous avait fait vibrer de toutes nos forces, son huitième Wimbledon acquis en total contrôle nous aura à peine fait lever du canapé. Qu'importe, on se sentait revenus dix ans en arrière, à l'époque où le Maître écrasait tellement la concurrence que parfois on avait tendance à considérer sa domination extravagante comme normale.

Cependant, dimanche dernier, Roger a viré seul à 19 Grands Chelems, nouveau record absolu, maintenant quatre marches devant Nadal et sept devant Djokovic. Le GOAT, qu'on a cru pendant cinq ans caler sur le chiffre 17, est passé en moins de six mois de 17 à 19, sans que l'on ait le temps de crier ouf, à quasiment 36 ans.

Devant ce récital incroyable, inutile de préciser que le vingtième est maintenant clairement envisageable dès la fin de cet été à New York. Un 20ème Majeur synonyme de nouveau petit Chelem, dix ans après. Un 20ème Grand Chelem associé également à un retour plus que probable à la première place mondiale, et tout cela sans les points de la terre battue et de l'indoor volontairement zappées !

A 36 ans, après quatre années compliquées et une pause de six mois, Roger Federer renaît de nouveau de ses cendres. Tel un phénix divin, le feu sacré bat toujours au plus profond de ses entrailles. Jusqu'à quand ? Jusqu'où ?

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Published by Fangio
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