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  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 22:42


Tranquillement posé dans un bar reculé d'Aragon après une petite sortie de vélo dans les Pyrénées espagnoles, j'observe en charmante compagnie le final de la douzième étape du Tour de France 2017.

Au départ d'Allemagne il y a deux semaines, j'avais parié sur un Chris Froome moins dominateur que les années précédentes. Il aura fallu attendre douze étapes pour se rendre compte des limites du robot kényan en 2017. Sa chance jusqu'à présent aura été de composer avec une équipe très forte (peut-être la plus forte qu'il n'ait jamais eu à sa disposition, malgré l'abandon prématuré de Geraint Thomas) et une opposition largement décimée.

En effet, à mi-Tour, on y voit déjà assez clair. Ils ne sont raisonnablement plus que quatre à pouvoir gagner la Grande Boucle : Chris Froome, Fabio Aru, Romain Bardet et Rigoberto Uran. Alberto Contador vieillissant, Nairo Quintana et Thibaut Pinot cramés du Giro, Richie Porte tombé dans la descente du Mont du Chat, Jakob Fuglsang diminué par une double fracture, Chris Froome n'a cette année pas beaucoup d'opposition crédible. Paradoxalement, c'est aussi l'année où il est le plus en danger face aux peu d'adversaires restants.

Au premier rang de ceux-ci émerge l'inévitable Romain Bardet. Fort de sa deuxième place acquise de haute lutte l'an passé, l'intellectuel Auvergnat a pris confiance en lui à l'intersaison. Auteur d'un début de saison mitigé, marqué par une exclusion ridicule sur Paris-Nice pour s'être accroché à la vitre de la voiture de son directeur sportif, Romain ne s'est jamais affolé pour autant ce printemps. Il a toujours eu en tête le Tour et rien que le Tour.

Il est clair que le gamin de Brioude a pris de la bouteille cet hiver. Il a obtenu du renfort avec les arrivées de Franck et Naesen. Associé à cela l'émergence de Latour, voilà notre Romain national avec une équipe AG2R plus forte que jamais. Face caméra, il n'hésite plus à vous regarder maintenant droit dans les yeux avec l'assurance d'un tueur décidé, ce mec qui n'hésitera pas à sortir la mitraillette à la première occasion, comme dimanche dernier dans la descente du Mont du Chat, où il a pris tous les risques pour tenter de s'offrir une victoire de prestige à Chambéry, devant le siège de son team.

Bardet a échoué pour deux kilomètres dans sa quête du jour mais on le sait persévérant et résistant. En 2015 et 2016, il a gagné en troisième semaine de grandes étapes de montagne. C'était donc sûr qu'il allait remettre le couvert rapidement. Naturellement, on l'attendait davantage dans les Alpes que dans les Pyrénées. Mais quand les dix meilleurs coureurs du classement général se sont présentés pour sprinter au pied du mur de Peyragudes, il n'a pas hésité une seule seconde à répondre à l'attaque de Fabio Aru pour aller s'offrir en costaud sa première victoire de la saison, reprenant du même coup 32 secondes à un Froome en perdition dans les 300 derniers mètres.

Revenu à mi-Tour à moins d'une demi-minute du tandem Aru - Froome, Romain joue maintenant clairement la gagne sur ce Tour de France, à l'instar de Thibaut Pinot en mai dernier sur le Giro d'Italia. Il a l'équipe, les armes et les jambes pour le faire.

Alors en buvant nos cervezas respectives, Ainara et moi nous sommes dit "Take The Risk". On a donc envoyé un sms à Romain pour lui demander de tuer Froome à la prochaine occasion. Et pourquoi pas dès demain sur la route piégeuse de Foix ? Vamos a ver...

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Published by Fangio
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