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  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 13:54

 

Enfin à la hauteur d'Alberto Contador ! Huit ans à le poursuivre avec l'acharnement d'un apache de la Porte d'Auteuil, tu imagines facilement ma fierté au moment de descendre de mon vélo dans les rues de Valladolid après 2 152 kilomètres et 40 puertos de alta montaña, de l'abandonner au primer fascista paradant sur les bords du Pisuerga et de me jeter dans ce dernier avec l’insouciance d'un néo-professionnel...

 

On vit, on meurt. On gagne, on pleure. Quatrième Tour d'Espagne, neuvième Grand Tour, cinquantième course par étapes, je décroche seul à Valladolid la grosse timbale que j'étais venue chercher au terme d'un printemps incroyable qui m'aura vu conquérir coup sur coup Paris - Nice, la Volta a Catalunya, le Deutschland Tour et donc maintenant la Vuelta a España !

 

Alberto Contador a été le premier à me féliciter depuis Méribel où il s'apprêtait à céder un nouveau Dauphiné à la robotique anglaise. Qu'importe, le Pistolero a tout misé sur le Tour de France dans un mois. Il est intimement persuadé qu'il peut le regagner neuf ans après sa première victoire, sept ans après sa dernière victoire officielle et six après sa dernière officieuse en raison d'un mauvais dosage au clenbutérol dans les Pyrénées...

 

Depuis, Alberto dispose chez Specialized d'un vélo électrique. Au même titre que Vincenzo Nibali qui a renversé le dernier Giro d'Italia grâce à la bienveillance d'Istvan Varjas, le mystérieux ingénieur hongrois qui a développé les moteurs invisibles dans les vélos. Alberto comme Vincenzo courent sur Specialized depuis des années pas par hasard. Alberto comme Vincenzo ont gagné les trois Grands Tours avec de l'AICAR dans les veines et des watts cachés dans leur tube de selle ou leur roue arrière. Lorsque les progrès de la médecine s'associent à ceux de la technologie, ça donne des champions hybrides qui repousseraient aujourd'hui Hinault ou Merckx à vingt minutes dans l'Alpe d'Huez, et ça c'est beau !

 

Le Tour de France approchant, il se jouera probablement entre trois grands favoris cette année. Chris Froome alias le robot Sky, l'homme qui mouline à 110 tours/minute avec un cœur bloqué à 170 pulsations et qui vient de gagner le Dauphiné après une attaque type machine à laver dans Vaujany. Le kényan blanc est évidemment favori à sa propre succession, lui qui a déjà remporté deux Tours de France avec les techniques développées au début du siècle par un certain Lance Armstrong.

 

Son plus sérieux concurrent descend d'une montagne colombienne perchée à 3800 mètres d'altitude. En effet, Nairo Quintana a encore tout misé cette année sur la Grande Boucle, a enfin obtenu l'aval de sa direction Movistar pour envoyer Alejandro Valverde au Giro et donc lui laisser le champ libre sur les routes de France afin de décrocher son fameux sueño amarillo comme il le surnomme. A peine revenu en Europe, Tête d'omelette a déjà remporté la Route du Sud en roulant n'importe comment. Cela en dit long sur son niveau de charge, bien que son médecin secret Alberto Beltran, le roi du dopage mondial, ait récemment été arrêté dans un cárcel de Bogota.

 

Après Froome et Quintana, le troisième grand favori se nomme bien évidemment Alberto Contador. Ce dernier a récemment annoncé ne pas arrêter fin 2016 comme il l'avait pourtant laissé entendre cet hiver. Il faut savoir que le Pistolero entretient deux idées fixes depuis des années : regagner le Tour de France et battre le record de victoires en Grand Tour d'un certain Eddy Merckx ! Tiens donc, quand je te dis qu'Alberto et moi avons, à des degrés différents, plus ou moins les mêmes objectifs dans le cyclisme. En poussant jusqu'en 2018, la moto de Pinto se laisse l'opportunité d'effacer Eddy le Cannibale des tablettes de la grande histoire du vélo. Imagine juste qu'il remporte le Tour 2016, le Giro et la Vuelta en 2017 et l'affaire est pliée...

 

Derrière ces trois grands prétendants, on retrouve Fabio Aru qui n'a pas franchement convaincu cette année mais qui est toujours très fort en Grand Tour, surtout en troisième semaine, bien qu'il emmène avec lui pour ses débuts sur le Tour un certain Vincenzo Nibali qu'il ne porte pas dans son cœur et qui ne va certainement pas se mettre à son service.

 

A hauteur d'Aru, côté français, on pourra compter sur l'intellectuel auto-satisfait Romain Bardet qui avait le Dauphiné dans les jambes sans ses multiples erreurs d'appréciation. On pense aussi à un certain Warren Barguil qui sort d'un convaincant Tour de Suisse fini à la troisième place dans des conditions météorologiques apocalyptiques. A Julian Alaphilippe qui ne cesse de progresser dans tous les compartiments du cyclisme...

 

Et enfin, à notre Thibault Pinot national qui a réalisé un très gros printemps en gagnant le Critérium international et en finissant cinquième de Tirreno, quatrième du Pays Basque ou encore deuxième du Romandie. Il y a aussi fort à parier que le franc-comtois se présente au départ du Tour avec le maillot bleu-blanc-rouge sur le dos. En effet, les championnats de France se courent cette année chez lui, à Vesoul, et que ce soit en ligne comme sur le chrono, la pinotte est favorie.

 

Vivement l'été, vivement le Tour !

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Published by Fangio
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