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  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:56

 

Dans un cyclisme aseptisé par la mondialisation, les oreillettes, le Teide ou encore les capteurs de puissance, les champions ne sortent plus naturellement du lot comme du temps des Coppi, Anquetil ou Merckx.

 

Les championnats du monde, maintes fois déplacés dans la saison et dépourvus de véritables difficultés, n'intéressent plus les meilleurs coureurs du monde, ni les suiveurs, et encore moins le public.

 

Quel vainqueur de Grand Tour a t-il été sacré champion du monde depuis vingt ans excepté Cadel Evans à Mendrisio en 2009 (et encore l'australien n'avait pas encore gagné le Tour de France à cette époque) ? Personne. Cette année, les trois vainqueurs du Giro (Alberto Contador), du Tour (Chris Froome) et de la Vuelta (Fabio Aru) ne sont même pas présent au départ. Sans surprise, ou presque.

 

Richmond, la Virginie, l'ennui. Au bout d'une course sans saveur de 260 kilomètres, c'est Peter Sagan qui sort du brouillard en écrasant les pédales dans le dernier secteur pavé de la course, à l'image d'un Fabian Cancellara de la grande époque dans le Paterberg. En une fraction de secondes, l'extravagant slovaque vient de rendre un fier service au vélo : celui de rehausser momentanément le prestige de la course arc-en-ciel.

 

Peter Sagan est en effet la dernière rockstar du peloton. Un type qu'on aime ou qu'on déteste, mais qui ne laisse personne indifférent. Coureur de l'est au talent inné, il s'est fait traiter dans la presse au printemps de fainéant par son abruti de président russe Oleg Tinkoff. Plutôt que de lui répondre directement, Sagan s'est remis à gagner. En Californie, en Suisse, au Tour, à la Vuelta et enfin ici en Virginie.

 

L'homme qui franchit les lignes d'arrivées en roue arrière, gare directement son vélo sur le toit de sa voiture, pince les fesses des hôtesses sur les podiums, déclare être fort parce qu'il a de grosses couilles, attaque à tout va sur le Tour, insulte les motards irresponsables sur la Vuelta... mais qui n'avait jusqu'à alors bizarrement jamais gagné de grandes classiques, a mis tout le monde d'accord au bout de cet été ennuyant de cyclisme (le Tour et la Vuelta ont été épouvantable à suivre).

 

A 25 ans, Peter Sagan est donc une aubaine pour ce cyclisme moderne dénudé de romantisme. Beau et frais, il fréquente une ravissante blonde prénommée Katarina avec qui il partage l'amour et les fioles (elle est à la fois sa fiancée et sa soigneuse). La semaine précédent les Mondiaux, il s'est enfermé avec elle en altitude pour faire des globules, des poches et du sexe. Cela a marché. La dernière rockstar du cyclisme a donc gagné son pari. Celui de porter le maillot irisé pendant un an comme Merckx, Hinault ou Lemond avant lui. Rafraîchissant !

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Published by Fangio
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