Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...

Recherche

14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 13:55

 

Le tennis moderne vit probablement son âge d'or. Avec Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic omniprésents depuis dix ans en tant que vainqueurs de Grands Chelems, il est difficile de s'ennuyer aujourd'hui en regardant la petite balle jaune.

 

Mais si Roger Federer incarne la classe naturelle sur un court, Rafael Nadal la lutte acharnée, Novak Djokovic lui n'incarne rien du tout. Ou alors juste un petit fils de bandit, ayant survécu par magie à la guerre de Yougoslavie, entré par irruption à la table des grands.

 

Le serbe gagne presque tout sur le circuit depuis cinq ans mais ne soulève pas l'enthousiasme des foules. Il a essayé toutes les pitreries, toutes les campagnes de com', toutes les publicités, en vain. Il s'est mis à parler l'italien et le français pour faciliter sa quête terrienne existentielle du printemps à Roland-Garros. Mais même cela, ça ne prend pas.

 

La cause, tout chez le natif de Belgrade est surjoué, mal interprété, peu crédible. Et lorsqu'on a la malchance comme lui de se présenter en successeur de Federer et Nadal qui ont tant apporté à l'histoire du jeu, il est de toute manière très difficile de réussir à convaincre...

 

Sur le court, personne ne s'enthousiasme pour son jeu défensif et destructeur contre les meilleurs, économique et robotique contre les autres. Il s'est encore invité en finale de Grand Chelem en jouant mal à New York, une terrible habitude qu'il avait déjà prise cette année à Melbourne et Wimbledon. Pour les résultats qu'on connaît ensuite après, le titre en jouant chaleur.

 

Hormis Maria Sharapova, Roland-Garros et la popularité, rien ne se refuse pourtant à Novak Djokovic. Il a conquis la nuit dernière à l'US Open son dixième Grand Chelem, dans une ambiance hostile, en écœurant de réalisme un Roger Federer revenu à son meilleur niveau à plus de 34 ans. Le Suisse reste bloqué à 17 succès en Grand Chelem depuis 2012, tout en faisant chavirer le coeur des foules à chacune se ses sorties, comme si c'était le dernier concert d'une rockstar...

 

Novak Djokovic gagne lui mécaniquement, méthodiquement, à la limite des sifflets, comme il sait si bien faire. La fameuse loi du tennis-pourcentage qu'il affectionne depuis 2011. A 28 ans, le serbe a encore tout le temps devant lui pour rejoindre Federer et Nadal dans l'histoire du jeu.

 

Le charisme et l'amour des fans, non. Sa vie privée exhibée dans la presse people à coups de millions de dollars ne joue pas pour lui. Comme son clan de bodyboards nationalistes, avec son coach allumé de Boris Becker et sa coiffeuse débile de Jelena Ristic, vociférant à chaque match sans raison.


Depuis Marcelo Rios en 1998, Nole est ni plus ni moins le numéro un mondial le moins apprécié du circuit. Et quand on voit l'ambiance du match hier soir à New York, il n'est absolument pas dit qu'il puisse un jour inverser cette tendance.

Partager cet article

Repost 0
Published by Fangio
commenter cet article

commentaires

vosarno 16/09/2015 17:17

très partisan... Les vrais connaisseurs de tennis adorent ce joueur sans faille, son élasticité, son mental. Il nous a procuré ces dernières années des matchs d'anthologie. Après, à chacun ses goûts mais si, comme le titre de l'article suivant, Anglade est peut être une merde, cet article en tout cas en est une grosse...