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  • Fangio
  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:20


1000 comme le nombre de meufs que Rocco Siffredi a levé ! 1000 comme le nombre de cols que j'ai dompté le mois dernier sur la Vuelta a Castilla y León !! 1000 comme le nombre de CdF que j'atteindrai la semaine prochaine !!!


J'ai toujours été un grand romantique. Jeune, j'écrivais des poèmes à des filles superficielles d'esprit. Cela ne m'a jamais rien apporté, hormis des emmerdes. Aujourd'hui, je suis un des derniers romantiques du cyclisme. Je roule comme je sens, je grimpe comme je rêve, je mange comme je flingue. Et cela me donne tellement de bonheur.

 

Quinze ans de vélo et tellement de records accumulés au fil des années, synonyme d'exploits tous plus renversants les uns des autres ! Inutile de jouer aux faux modestes lorsque les statistiques te font tutoyer la grande histoire du cyclisme. Du Giro à la Vuelta en passant par le Tour de France. Du Portugal à la Slovénie en passant par la Suisse, j'ai eu la chance de courir dans tellement de pays, d'escalader tellement de massifs, de rencontrer tellement de personnalités décalées...

 

Vivre à Paris, Barcelone ou Milan n'a jamais eu de sens pour moi. J'écris aussi bien de la Via Roma de Sanremo que de la Caja Mágica de Madrid. Mes compagnons de fortune sont pour la plupart espagnols et ne boivent pas que de l'eau. Mais peu importe, avec le temps, je m'y suis fait et ce sont en finalité de champions aussi immenses qu'attachants.

 

Oui, j'aurai pu mettre toute mon énergie dans le travail ou dans la famille. J'aurai pu être un mec statique, partir tous les matins et rentrer tous les soirs à la même heure. Etre dans le confort de mon Audi TT ou de mon pavillon de Vincennes. La vérité, c'est que la grande vie, celle rêvée, on ne la vit pas par procuration devant l'écran plasma de son salon ou en face du bureau de son patron.

 

Cette vie-là ne s'achète pas d'ailleurs. Elle est dehors, loin des modèles actuels de société, encore plus des assistés, quelque part là-haut dans la montagne. Mon regard perdu se noie dans les reflets enneigés du Mont Blanc, la ragazza straordinaria sous le bras. On est à Chamonix comme à Courmayeur ou Champex. Le temps est arrêté, comme suspendu à sa bouche. Alberto m'envoie un sms de la Riviera pour me dire que ses poches sont remplies de sang comme d'argent. Comme moi, il vise maintenant les trois Grands Tours. Mais lui sur deux années coulissantes. Il m'a même dit qu'il rêverait de finir là-dessus. En guise d'exploit absolu.

 

Le soleil se couchant, je range mon Time en montagne pour me positionner sur mon BMC en plaine. Un mois pour un record. Synchronisé comme l'arrogant Bradley Wiggins : "C'est un peu horrible à dire mais je pourrais battre le record demain. Cependant je ne veux pas seulement battre le record, je veux le mettre hors de portée, aussi loin que je peux. J'ai 55 kilomètres dans ma tête et je pense que c'est réaliste. Je pense que si je le fais, il va durer 20 ans !"

 

Entre une heure et 24, il n'y a qu'un pas. D'ici là, je serai dans la voiture d'Oleg Tinkoff au Giro d'Italia pour dépanner ma moto de Pinto. On parlera de Vladimir, d'escorts et d'EPO. Ainsi vont la politique, les femmes et le vélo !

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Published by Fangio
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