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  • Je m'appelle Fangio. Je suis un libre penseur, un vrai. J'ai ouvert ce blog pour partager mes émotions, mes peines, ma haine aussi. Petit journal laissé à la merci d'un parisien allumé aux amphets...
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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 12:30


El próximo 15 de agosto se disputará la 34° edición de unos de los triatlones más duros : el Embrunman y uno de los triatletas favoritos al podio es Marcel Zamora quién afrontará su 9° participación en este duro triatlón.

La competición se celebrará en los Alpes franceses y los participantes se enfrentarán a 3 800 metros de natación, 188 km de bicicleta con un desnivel positivo de 5 000 metros y una altitud máxima de 2 361 metros en la cima del Izoard y finalizarán con una maratón.

Inoxydable Marcel Zamora. A 39 ans, le Catalan revient sur la course de ses rêves pour tenter d'entrer seul dans la légende de l'Embrunman. Dans l'histoire, il y est déjà depuis 2014, lorsqu'il a rejoint au palmarès un certain Yves Cordier, avec cinq victoires au compteur. Tout le monde lui prédisait déjà la passe de six en 2015 avec le record à la clé. Il en fut tout autre il y a deux ans lorsqu'il dut affronter une météo pluvieuse tout au long de ce 15 août épouvantable dans sa vie d'athlète.

Sous un crachin glacial, qui ne se souvient pas du regard vide de Marcel dans l'Izoard et de son clan choqué par la brutale défaillance de son champion ? A 37 ans, le Barcelonais semblait enfin faire son âge, lui qui gagnait chaque Ironman qu'il désirait vraiment depuis près de dix ans. Le pire pour Marcel dans tout ça, c'est qu'il n'avait vraiment pas vu venir cette claque énorme, ayant réalisé la même préparation idéale que les années précédentes à l'Alpe d'Huez, ou sur l'Oravaman en Slovaquie.

Ce 15 août 2015, c'était plus qu'un mythe qui s'effondrait sur le parcours vélo de l'Embrunman. Au supplice dans la côte de Pallon, Marcel avait avoué dès le soir-même qu'il avait pensé abandonné avant même la fin du cyclisme, incapable de lutter pour la victoire finale comme les années précédentes. Sous le regard de son manager et ami Christian Llorens, il avait finalement terminé, cinquième, loin, à plus d'une demi-heure d'Andrej Vistica. Sous la pluie, il avait enlacé encore plus fermement que d'habitude son clan sur le plan d'eau d'Embrun rendu brumeux par la météo apocalyptique. On gagne ensemble, on perd ensemble !

S'en était suivi une longue période de doute, une mini-dépression. L'an dernier, il avait prétexté une blessure bénigne au printemps pour ne pas revenir à Embrun. La plaie était encore trop béante pour se replonger à pleines dents dans l'enfer des Hautes-Alpes.

Cet hiver, la conjoncture a changé. Réalisant que 2017 serait peut-être sa dernière année au plus haut niveau, Marcel a remis toute son énergie dans la conquête de son Graal : un sixième Embrunman. Il veut dépasser Cordier, et devenir le seul triathlète avec six victoires sur l'Ironman mythique qui l'a consacré cette dernière décennie avec celui de Nice.

Mardi prochain, il sera bien évidemment l'homme à suivre, comme le champion à abattre. La canicule qu'il affectionne est annoncée sur les Hautes-Alpes. Tous les clignotants sont donc au vert pour entrer dans la légende...

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 21:07

 

Romain Bardet a tenu parole. Il a livré une grande bataille sur ce Tour de France 2017. Bataille à lui-même, bataille aux plus grands, Christopher Froome en tête. Il a combattu pendant trois semaines avec ses armes, celles du grimpeur, entrapercevant même le maillot jaune à la sortie des Pyrénées. Mais il a fini par céder, logiquement, sur le contre-la-montre de Marseille. Bernard Hinault attend toujours son successeur français au palmarès du Tour...

Épatant Romain Bardet pendant trois semaines. L'Auvergnat n'en finit plus de progresser d'année en année. A 26 ans et demi, il est clair que, maintenant, il est un homme du Tour. 15ème en 2013 pour ses débuts sur la plus grande course du monde, 6ème en 2014, 9ème en 2015, 2ème en 2016, et maintenant 3ème, cela vous classe la régularité du bonhomme ! En montant pour la deuxième fois consécutive sur le podium, Romain Bardet rejoint Richard Virenque dans l'histoire. Cela faisait en effet vingt ans qu'un français n'avait plus fait deux podiums consécutifs sur la Grande Boucle. On ne lui souhaite évidemment pas la même suite que l'idiot de La Londe les Maures, victime de l'affaire Festina en 1998...

Qu'on le proclame haut et fort ce soir, Romain Bardet est bien un potentiel futur vainqueur du Tour de France. Après sa deuxième place acquise l'an passé dans la descente mouillée de Domancy, il a brillamment confirmé. Même s'il recule d'une place sur le podium, il a encore progressé cette année en jouant la gagne face à Froome jusqu'à 48 heures de Paris.

Mais à l'instar d'un Thibaut Pinot sur le Giro d'Italia, le natif de Brioude s'est effondré dans le dernier chrono. Cela fait vingt ans et Laurent Jalabert que la France attend un grimpeur capable de rouler fort contre-la-montre, et donc de remporter un Grand Tour. Si Bernard Hinault est le dernier français à avoir gagné le Tour en 1985, Laurent Fignon est quant à lui le dernier tricolore à avoir conquis le Giro en 1989 et Laurent Jalabert la Vuelta en 1995. Tous ces gars-là avaient un point commun : ils envoyaient contre-la-montre.

En mai dernier, on a cru un moment que Thibaut Pinot allait gagner le 100ème Tour d'Italie. Le Vosgien avait progressé face au chronomètre ces deux dernières années, devenant champion de France de la spécialité, tout en continuant à grimper fort en montagne. Manque de chance, il est passé complètement au travers de ces deux chronos sur la course rose. Au final quatrième, Thibaut est venu mourir à seulement une grosse minute du vainqueur Tom Dumoulin à Milan. Sans ces deux couacs dans l'épreuve de vérité, Pinot remportait probablement le Giro d'Italia...

Romain Bardet lui n'a jamais été un grand rouleur. Depuis des années, il s'efforcent à maigrir et à grimper vite. L'Auvergnat a le physique d'un mec vivant dans un camp de concentration. Ses certitudes autour de la diététique et du dénivelé lui jouent souvent des tours. Cette année, Bardet avait délaissé son côté intello pour un profil plus guerrier que les années précédentes. Il a excellé dans ce rôle... jusqu'à Marseille, où il s'est s'effondré à la fois physiquement et mentalement. En effet, l'Auvergnat a fini anéanti dans un coin du Vélodrome en avouant qu'il ne s'était quasiment pas entraîné sur son vélo de chrono du printemps...

Ah, la fameuse pression du Tour pendant trois semaines. Bardet s'est laissé aveugler par le faible écart entre les favoris, la ferveur logique des supporters français, comme les théories simplistes du nouveau président français Emmanuel Macron à Serre-Chevalier. Manu l'opportuniste lui a affirmé que la victoire dans le Tour se jouerait uniquement dans la tête. Foutaise. Lorsque l'on se retrouve seul face au chronomètre, et donc seul face à moi-même après trois semaines de boxe, l'horloge remet toujours chacun à sa place. Et sur l'épreuve chronométrée, il n'y a jamais eu photo depuis 2013. Chris Froome est devant, tous les autres sont derrière.

Passer si près de la victoire dans un Grand Tour est cependant synonyme d'espoir pour Bardet. Il a encore progressé, à tel point d'entrevoir la victoire finale à Paris tout au long de ces trois semaines de course. On peut logiquement penser qu'il sera encore plus fort l'an prochain, à 27 ans, lorsque Froome en aura 33, et que l'on sait que ce dernier est incontestablement depuis cette année sur la pente descendante.

Cependant, ce Tour 2017 avait été tracé sur mesure par ASO pour Romain avec très peu de contre-la-montre. Très peu, mais encore trop pour lui. Demain, la menace ne viendra probablement plus de ce vieux bandit de Froome, mais plutôt des Dumoulin, Quintana, Aru ou Landa. Ces types-là ne seront pas forcément plus facile à battre que le kényan robotisé de la Sky. Et pour ce faire, Romain n'aura pas le choix. Il faudra rouler largement plus vite contre-la-montre que dans les rues de Marseille hier après-midi !

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 11:12


Après des années monocordes à essuyer la domination ennuyeuse du tandem Djokovic - Murray, 2017 est vraiment la saison de toutes les surprises avec le retour au premier plan de Roger Federer et Rafael Nadal. On se croirait revenus à la fin des années 2000 tellement ces deux mastodontes dominent de nouveau, de la tête et des épaules, le circuit mondial. En effet, ces derniers nous ont offert une finale d'anthologie à Melbourne, que Roger a brillamment gagné au forceps, avant de s'offrir un nouveau doublé Miami - Indian Wells dans la foulée, en battant pour cela à chaque fois son meilleur ennemi espagnol.

Surfant sur son magnifique début d'année, Federer s'est même permis de faire l'impasse au printemps sur les deux mois de terre battue qu'il n'a jamais affectionnés. Deux mois que Nadal a survolé en remportant la Décima à Monte-Carlo, Barcelone et Roland-Garros.

Avec toute la confiance accumulée en début de saison, associée à la méforme des présumés cadors, Roger réapparaissait donc sur gazon en juin avec l'étiquette d'archi-favori. S'il se faisait surprendre à Stuttgart d'entrée, il matait tout le monde à Halle sans perdre le moindre set.

L'opposition décimée, Rodgeur rêvait d'un très grand Wimbledon, avec en ligne de mire le record du nombre de victoires sur le gazon londonien, devant son idole de jeunesse Pete Sampras. Et, sur les bords de la Tamise, Federer broyait tour à tour en trois sets Dimitrov, Raonic, Berdych et Cilic pour devenir le premier tennsiman à remporter huit Wimbledon.

Si son come-back à l'Australian Open en janvier nous avait fait vibrer de toutes nos forces, son huitième Wimbledon acquis en total contrôle nous aura à peine fait lever du canapé. Qu'importe, on se sentait revenus dix ans en arrière, à l'époque où le Maître écrasait tellement la concurrence que parfois on avait tendance à considérer sa domination extravagante comme normale.

Cependant, dimanche dernier, Roger a viré seul à 19 Grands Chelems, nouveau record absolu, maintenant quatre marches devant Nadal et sept devant Djokovic. Le GOAT, qu'on a cru pendant cinq ans caler sur le chiffre 17, est passé en moins de six mois de 17 à 19, sans que l'on ait le temps de crier ouf, à quasiment 36 ans.

Devant ce récital incroyable, inutile de préciser que le vingtième est maintenant clairement envisageable dès la fin de cet été à New York. Un 20ème Majeur synonyme de nouveau petit Chelem, dix ans après. Un 20ème Grand Chelem associé également à un retour plus que probable à la première place mondiale, et tout cela sans les points de la terre battue et de l'indoor volontairement zappées !

A 36 ans, après quatre années compliquées et une pause de six mois, Roger Federer renaît de nouveau de ses cendres. Tel un phénix divin, le feu sacré bat toujours au plus profond de ses entrailles. Jusqu'à quand ? Jusqu'où ?

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 22:42


Tranquillement posé dans un bar reculé d'Aragon après une petite sortie de vélo dans les Pyrénées espagnoles, j'observe en charmante compagnie le final de la douzième étape du Tour de France 2017.

Au départ d'Allemagne il y a deux semaines, j'avais parié sur un Chris Froome moins dominateur que les années précédentes. Il aura fallu attendre douze étapes pour se rendre compte des limites du robot kényan en 2017. Sa chance jusqu'à présent aura été de composer avec une équipe très forte (peut-être la plus forte qu'il n'ait jamais eu à sa disposition, malgré l'abandon prématuré de Geraint Thomas) et une opposition largement décimée.

En effet, à mi-Tour, on y voit déjà assez clair. Ils ne sont raisonnablement plus que quatre à pouvoir gagner la Grande Boucle : Chris Froome, Fabio Aru, Romain Bardet et Rigoberto Uran. Alberto Contador vieillissant, Nairo Quintana et Thibaut Pinot cramés du Giro, Richie Porte tombé dans la descente du Mont du Chat, Jakob Fuglsang diminué par une double fracture, Chris Froome n'a cette année pas beaucoup d'opposition crédible. Paradoxalement, c'est aussi l'année où il est le plus en danger face aux peu d'adversaires restants.

Au premier rang de ceux-ci émerge l'inévitable Romain Bardet. Fort de sa deuxième place acquise de haute lutte l'an passé, l'intellectuel Auvergnat a pris confiance en lui à l'intersaison. Auteur d'un début de saison mitigé, marqué par une exclusion ridicule sur Paris-Nice pour s'être accroché à la vitre de la voiture de son directeur sportif, Romain ne s'est jamais affolé pour autant ce printemps. Il a toujours eu en tête le Tour et rien que le Tour.

Il est clair que le gamin de Brioude a pris de la bouteille cet hiver. Il a obtenu du renfort avec les arrivées de Franck et Naesen. Associé à cela l'émergence de Latour, voilà notre Romain national avec une équipe AG2R plus forte que jamais. Face caméra, il n'hésite plus à vous regarder maintenant droit dans les yeux avec l'assurance d'un tueur décidé, ce mec qui n'hésitera pas à sortir la mitraillette à la première occasion, comme dimanche dernier dans la descente du Mont du Chat, où il a pris tous les risques pour tenter de s'offrir une victoire de prestige à Chambéry, devant le siège de son team.

Bardet a échoué pour deux kilomètres dans sa quête du jour mais on le sait persévérant et résistant. En 2015 et 2016, il a gagné en troisième semaine de grandes étapes de montagne. C'était donc sûr qu'il allait remettre le couvert rapidement. Naturellement, on l'attendait davantage dans les Alpes que dans les Pyrénées. Mais quand les dix meilleurs coureurs du classement général se sont présentés pour sprinter au pied du mur de Peyragudes, il n'a pas hésité une seule seconde à répondre à l'attaque de Fabio Aru pour aller s'offrir en costaud sa première victoire de la saison, reprenant du même coup 32 secondes à un Froome en perdition dans les 300 derniers mètres.

Revenu à mi-Tour à moins d'une demi-minute du tandem Aru - Froome, Romain joue maintenant clairement la gagne sur ce Tour de France, à l'instar de Thibaut Pinot en mai dernier sur le Giro d'Italia. Il a l'équipe, les armes et les jambes pour le faire.

Alors en buvant nos cervezas respectives, Ainara et moi nous sommes dit "Take The Risk". On a donc envoyé un sms à Romain pour lui demander de tuer Froome à la prochaine occasion. Et pourquoi pas dès demain sur la route piégeuse de Foix ? Vamos a ver...

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 01:08


A dix jours du départ de la 104ème édition du Tour de France à Düsseldorf, il souffle comme un air de vent nouveau sur la Grande Boucle. En effet, le parcours innovant associé à la relative faillite des favoris habituels en ce début de saison rabattent brutalement les cartes. Petit point sur les principaux protagonistes de la plus grande course du monde...

Chris Froome : Le kényan blanc n'a pas gagné la moindre course depuis le début de la saison, ce qui ne lui était plus arrivé depuis cinq ans et son éclosion suspecte au plus haut niveau sur le porte-bagages de Bradley Wiggins. Ce constat ne prête pas en sa faveur à l'heure d'entamer la conquête de son quatrième Tour de France. Ni au top en Catalogne, ni en Romandie, il s'est légèrement amélioré au Dauphiné. Mais trop focalisé à faire perdre son ex-équipier Richie Porte et prétendu ami, il a reculé de la deuxième à la quatrième place sur la difficile dernière étape menant au plateau de Solaison. Même avec toujours l'équipe la plus puissante du peloton au mois de juillet, il ne donne plus énormément de garantie pour la gagne à Paris. Le faible nombre de kilomètres contre-la-montre, associé à un bon nombre d'étapes piégeuses de moyenne montagne qu'il n'a jamais affectionnées, augmente ce constat. Les rumeurs d'un départ du team Sky à la fin de l'année tendent également vers une fin de cycle à 32 ans. Geraint Thomas, malheureux sur le dernier Giro d'Italia, est à l'affût pour prendre la main chez les hommes en noir qui seront inhabituellement en blanc en juillet prochain.

Nairo Quintana : A tout vouloir, Nairoman ne décrochera peut-être rien en 2017. Deuxième sur le dernier Giro d'Italia, derrière l'incroyable Tom Dumoulin, le petit grimpeur colombien a déjà raté son grand pari de l'année, à savoir le doublé Giro - Tour jamais réalisé depuis 1998 et le regretté Marco Pantani ! Quintana reste un mystère dans le milieu du cyclisme. C'est le seul grand champion moderne à ne faire aucun stage en altitude en Europe avec son équipe, comme il reste le seul cycliste actuel à parcourir moins de 20 000 kilomètres par an. Il compense cela par le fait de vivre en Colombie à 2 800 mètres d'altitude. Ce mode de vie particulier l'a rendu trop diesel pour les Grands Tours, ce qui a incité les technocrates de la Movistar de l'envoyer cette année s'échauffer au Giro, pour soit disant être au top sur le Tour ensuite. En retrait au mois de mai dernier en Italie comparé à son niveau habituel, il semble également parti pour passer au travers sur le Tour.

Alejandro Valverde : Coéquipier de luxe de Quintana en Grand Tour chez Movistar, le Murcian a réalisé le meilleur début de saison de sa carrière en raflant toutes les grandes courses espagnoles du début d'année... à 37 ans. Valverde est comme un bon vin, ou une bonne fiole, il se bonifie avec le temps. En avril, il a de nouveau écrasé tout le monde sur la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Volontairement en retrait au Dauphiné pour sa course de reprise, il arrive en grand favori du Tour de France, même s'il manque de référence sur cette course, dans l'ombre de son leader colombien avec qui il ne s'entend pas forcément toujours bien. Le parcours accidenté de cette année sur la Grande Boucle, à l'instar des derniers Tours d'Espagne, ne peut que l'avantager, lui qui sent toujours la course à la perfection. S'il arrive à se faire oublier dans l'ombre de Quintana, il n'en sera que plus dangereux. Movistar a toujours manié l'art de brouiller les pistes et il sera une nouvelle fois bien plus qu'un simple leader de rechange dans la surpuissante équipe espagnole.

Alberto Contador : Comme Froome, Contador n'a pas réussi à lever les bras en ce début de saison 2017. Mais contrairement à ce dernier, il a été très proche de le faire à de nombreuses reprises. Quatre fois deuxième du général en Andalousie, à Paris-Nice, en Catalogne et au Pays Basque, la faute à un incroyable Alejandro Valverde, son ennemi intime depuis plus de dix ans, le Pistolero a de nouveau montré son audace et sa combativité. Cependant, il paraît de plus en plus vieillissant en Grand Tour face à la jeune garde, comme sur le dernier Tour d'Espagne qu'il a été incapable de finir sur le podium. Son rêve ultime rêve évidemment de regagner le Tour de France, dix ans après son premier sacre, mais le chemin qui mène à Paris semble trop semé d'embûches. Il faudrait en effet un incroyable concours de circonstance pour le voir de nouveau triompher en jaune. Sa nouvelle équipe Trek apparaît également d'une faiblesse affligeante avec un Mollema fatigué qui sort du Giro et un Pantano qui n'a rien montré depuis le début de l'année.

Romain Bardet : Les organisateurs du Tour lui ont construit cette année un parcours sur mesure afin qu'enfin un coureur français succède au palmarès à un certain Bernard Hinault. Un seul contre-la-montre individuel seulement, la veille de l'arrivée, peut réellement l'handicaper sur cette édition hyper piégeuse. Le Tour de France passera chez lui en Haute-Loire et dans tous ces massifs intermédiaires qu'il affectionne. Auteur d'un début de saison discret, Bardet dispose d'une fraîcheur physique incroyable au moment de confirmer sa deuxième place de l'an passé. Il semble avoir mûri cet hiver, acceptant enfin de travailler ses points faibles comme le contre-la-montre, et arrêtant de se perdre dans l'auto-satisfaction ou la névrose. A 26 ans, il a maintenant la caisse et le mental pour gagner le Tour, et cela dès cette année. Son équipe AG2R apparaît également très forte, notamment en montagne, comme entièrement dévouée à sa cause. Celle-ci n'a quasiment plus rien à envier aux collectifs robotisés de la Sky ou de la Movistar. Attention donc en juillet prochain à Romain, ça risque de barder.

Richie Porte : Avec Valverde et Bardet, il est le troisième grand outsider de cette édition 2017. Il a peu couru en début de saison, mais souvent gagné comme au Down Under ou en Romandie. Sans une erreur de débutant dans la Colombière, il remportait facilement le dernier Dauphiné. Avec Valverde, il est l'homme imbattable de ce début de saison. On dit toujours de lui qu'il a un jour sans sur trois semaines. Mais le Tour de France 2016 a tendu à prouver le contraire. Van Garderen porté disparu depuis son arrivée à la BMC l'an passé, l'Australien ne partage plus le moindre leadership dans son équipe, ce qui lui a permis de gagner énormément en confiance et maturité. Les sceptiques assurent qu'il a déjà 32 ans et qu'il est trop tard pour lui pour gagner le Tour. Porte répond qu'il est encore jeune dans son corps car il a été longtemps l'équipier chez Saxo de Contador et chez Sky de Froome. Il répond également que Cadel Evans, son modèle, a gagné le Tour de France à 34 ans lorsqu'on ne l'attendait plus. Avec une équipe BMC entièrement dévouée à sa cause, il a logiquement le Tour de France 2017 dans les jambes.

Fabio Aru : Longtemps blessé en ce début de saison 2017, le Sarde a dû faire l'impasse sur le Giro du centenaire qui partait pourtant de son île pour se rabattre sur le Tour de France. Depuis la mort tragique de son ami et équipier Michele Scarponi, il semble habité par une force nouvelle après une saison 2016 plus que moyenne. En atteste son dernier Dauphiné où il n'a cessé d'attaquer pour favoriser la victoire finale plus ou moins surprise de son équipier Jakob Fuglsang. Il arrive frais comme un gardon sur cette Grande Boucle 2017 dans l'ombre des grands favoris habituels vieillisants. Son équipe ravagée au printemps par la disparition de Scarpa semble s'être ressoudée autour de lui au Dauphiné. Avec Fuglsang, il partagera le leadership au Tour et pourrait former un duo redoutable, surtout en cas de marquage des grands leaders.

Thibaut Pinot : Auteur d'un grand Giro d'Italia pour ses débuts de l'autre côté des Alpes, le Vosgien s'est rassuré sur trois semaines après un Tour de France 2016 catastrophique. Il semble avoir définitivement compris que la pression du Tour n'est pas faite pour lui. Comme les cols pas assez raides et la canicule souvent présente qui le desservent. Pur grimpeur à l'ancienne dans des conditions hostiles, Thibaut Pinot rayonne davantage dans l'ombre d'un milieu austère de mai que dans la frénésie ultra-médiatisée de juillet. Avec un Giro réussi dans les pattes, il se présentera sans pression sur le Tour. Hormis un incroyable concours de circonstance, il ne jouera pas le classement général cette année, préférant la chasse aux étapes et le maillot de meilleur grimpeur, à l'instar de son compatriote Pierre Rolland retrouvé lui aussi en Italie après des années d'errance. Vivement juillet.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 15:57


De otra galaxia, Planeta 4000, La undécima del Kaiser, El Francés de las 11 Grandes : je peux t'assurer que la presse espagnole s'est montrée unanime après mon incroyable exploit sur la Péninsule Ibérique 2017. Bon, tu vas me dire que je n'ai pas trop de mérite vu que c'est mon amie basque Ainara, la célèbre journaliste de Vitoria, qui rédige mes articles de l'autre côté des Pyrénées depuis plus d'un an...

A ce propos, je voulais couper court à une rumeur foireuse qui tente de se propager ces derniers jours en France. Il paraîtrait que j'aurais accompli les 4 107 kilomètres de mon 11ème Grand Tour avec l'assistance d'une voiture suiveuse. Voiture suiveuse évidemment pilotée par mon amie basque, avec qui l'on me prêterait même une relation amoureuse...

Putain, j'ai toujours été impressionné par l'imagination de certains dans le microcosme du cyclisme. Comme si un champion ne pouvait pas rester plus d'un an célibataire sans que les spéculations les plus folles pleuvent sur sa tête...

OK, je m'exprime depuis un an et demi essentiellement en espagnol. OK, je suis tout le temps fourré de l'autre côté des Pyrénées. OK, je partage fréquemment un mojito avec une jolie Basque dans la baie de la Concha... et alors ?

Putain, si je sortais véritablement avec Ainara, la fille que tout le monde s'arrache, je crois que je ne me ferais pas chier à taper seul plus de 4 000 bornes en quatre semaines dans la Péninsule Ibérique. Entre nous, je crois même que je ne ferais plus de vélo, cloué comme une moule à une plage déserte des Maldives à prendre du soleil, refaire le monde et l'amour sans discontinuité...

Alors pourquoi ? Il faut plutôt lui demander à elle : "Parce que c'est le seul gars qui peut s'enfiler 11 Grands Tours à la seule force de ses mollets. Parce qu'il est cool, intelligent, français, différent. J'admire juste le coureur cycliste qu'il est !"

Fin de la discussion, je suis maintenant depuis une semaine confortablement installé à la table d'Eddy Merckx avec 11 Grandes. Quand je te disais que les 7, 8 ou 9 Grands Tours d'Alberto Contador, selon comment l'on perçoit la saveur du clenbutérol, n'étaient pas mon obsession...

Comme les 3 500 kilomètres officiels du  Tour de France. Putain, qu'est-ce que c'est bon de voir tous ces blaireaux frustrés fermer subitement leur grande gueule sur cet énième faux débat ! Taper déjà des Grands Tours les mecs seul et sans assistance avant d'envisager la ramener un peu. En attendant, Eddy et moi vous invitons à la fermer à tout jamais.

A part ça, je n'ai pas grand chose à dire. 4 107 kilomètres et 18 grands cols en 26 étapes et 27 jours dans le sud-ouest de l'Europe, soit 158 kilomètres de moyenne au quotidien, valent forcément plus que tous les discours. J'ai réussi seul là où personne ne me croyait capable de m'aventurer. J'ai survécu à la pluie et au vent de face terrible en Galice, à un sac à dos détruit à Porto, à une circulation infernale au Portugal, à de violents maux de genoux en Andalousie, à la casse de mon changement de vitesse du côté de Nerja, à une nuit blanche sur un parking glauque barcelonais, comme à 283 kilomètres le dernier jour pour finir ce Grand Tour d'anthologie !

Putain, je dis encore putain, car putain que c'est bon de se retrouver ce soir à partager des frites à la table d'Eddy Merckx ! Vous vous demandez certainement maintenant ce que je vais faire les amis : si je vais continuer l'ultra-cyclisme, ou bien prendre ma retraite à 11 Grandes pour éventuellement aller me prélasser sur une plage déserte des Maldives...

Je vous réponds que le combat continue car, même s'il ne reste plus de coureur cycliste devant moi, il y a toujours un certain Roger Federer qui se pavane avec ses 18 Majeurs. 18, c'est le nouveau chiffre à atteindre. 18, c'est mon nouveau record dans le viseur. Hasta luego.

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 13:11


34 ans à l'assaut d'un onzième Grand Tour, je ne pouvais m’empêcher ce jeu de mot foireux illustrant parfaitement ma vie de conquistador à vélo, obsédé par les Grandes Vueltas et les plus hauts cols du Monde.

Comme tu l'as certainement constaté, je me suis égaré cet hiver dans de petites chattes. Celles-ci m'ont redonné l'inspiration. Cette inspiration de tout détruire, de tout critiquer violemment, de cracher sur cette époque infantile et féministe qui me sort par la tête. Si tu as de l'argent et que tu parais comme un mec important, alors oui, tu vas coucher avec une ribambelle de connasses qui se complaisent à sauter de l'arrière d'une voiture à une autre, avec comme seule variable d'ajustement l'argent et le pouvoir de celui à qui elles tiennent le manche.

Putain, tu ne me croiras pas. Mais à l'annonce de la publication de mon dernier recueil totalitaire Les Femmes du Mâle, fort de 20 poèmes décapants, c'est toute une armée de pétasses qui m'est tombée dessus. Toutes plus mécontentes les unes des autres. C'est bizarre, ces femmes, qui n'en sont pas vraiment au passage, ne voient aucun problème à t'allumer, à te faire chanter, à sucer ton pognon, mais quand tu remets les pendules à l'heure avec une plume cynique et satyrique, ces mêmes personnes se mettent subitement à se plaindre de toutes leurs forces. Tu passes alors pour le plus grand des misogynes voire pour un infâme négationniste. C'est assez surréaliste à constater. Mais bon, comme tu sais, je n'en ai strictement rien à branler. Je suis même satisfait de remettre l'église au milieu du village par les temps qui courent. Et si tous les mecs de ma génération assumaient autant que moi leurs positions, ils pleureraient certainement moins leur race face à cette société qu'ils ont eux-même crée de toute pièce dans l'espoir de plus liberté sexuelle.

Bon, à part ça, je me casse en Espagne tout le mois de mai. Je n'allais quand même pas rester éternellement dans ce pays de tocards qui a réussi à mettre au second tour de son élection présidentielle un jeune banquier puceau et une vieille fermière extrémiste. Entre la peste et le choléra, vous choisirez pour moi dans dix jours. A l'heure du verdict, sachez que je serai en bonne compagnie dans un casino branché de Bilbao, pas loin de la Tour Iberdrola, avec Alberto Contador et Alejandro Valverde. Au Pays basque, on parlera de seringues, de programmes et de Tour de la Péninsule ibérique. Parce que la undécima, synonyme de record égalé d'Eddy Merckx, c'est déjà demain. En 34x11 bien sûr.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 23:50


Sous une vieille lumière blafarde
Court, danse et se tord sans raison
La vie impudente et criarde
Qui se meurt après la floraison.

La douce nuit monte alors,
Apaisant tout, même la faim,
Effaçant tout, même l'effort,
Le cycliste se dit : « Enfin !

Mon corps à l'amende
Rêve d'un grand Giro,
D'une Botte de légende
Avec tous ces héros,

De cette fille que j'aime
Avec sa chevelure blonde,
De son charme suprême
A la croisée des deux mondes.

Ô oui belle gerbille,
Rongeur sauvage
Qui s'éparpille
Dans les alpages,

Ta jolie queue poilue
Réveille en moi ton absence,
Tel un manque absolu
Dans ma petite existence !
»

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 23:20


Mère de deux enfants
Dans un manoir doré,
Tu chantes en riant
Que ta vulve est sacrée,

Que l'argent c'est la vie,
Loin devant le bonheur
Tellement inassouvi
Que tu le crois mineur.

Tu te plais dans la luxure
De ces hôtels à mille dollars,
A l'arrière des grosses voitures
De ces riches pervers en costard

Que t'épates,
Qui te baisent,
Que tu mates,
Qui s'apaisent

Dans ta chatte
A leur aise,
Névropathes
Sur la braise.

Rejetant le grand amour
Trop désuet, trop ringard,
Tu t'extasies sans détour 
Sur ces bouffons hagards 

Face à ton assurance
De patronne du CAC 40,
Devant ton arrogance
D'escort-girl indifférente.

Entre insinuations et addictions, 
Tu voudrais que je me prenne à ton jeu.
Entre manipulations et passion, 
Tu voudrais que je te dise dans les yeux :

« Ô oui ma belle Ana,
J'ai envie de te défoncer
Dans un immense fracas
Comme une prostituée divorcée,

Me branler entre tes seins,
Te lécher sous la douche,
Attraper ton arrière-train
Et venir dans ta bouche.
»

Mais comme toutes ces aguicheuses,
Tu t'es beaucoup trop vantée
Et tu te retrouves fallacieuse
A ne pouvoir affronter

Ce garçon que tu aimes
À l'orgueil ravageur
Et ses violents poèmes
Qui bouleversent ton cœur. 

Regarde-le s'en aller en Espagne,
Loin de ton lit béni.
Admire-le s'envoler en montagne,
Ton manège est fini.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 18:07


Ô oui toi fille qui gravite
Avec ton dernier smartphone,
Tu suces tellement de bites
Que tu en deviens aphone.

Ô oui toi fille du RER
Avec ton long manteau,
Tu branles tellement sévère
Que tu en deviens marteau.

Ô oui toi fille du dernier ZACO
Avec ton jeune regard aguicheur,
Tu as tellement peur des prolos
Que tu en supplies le conducteur.

Ô oui toi fille qui monte en cabine
Avec tes insinuations sexuelles,
Tu te lèches tellement les babines
Que j'en arrache tes porte-jarretelles.

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